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SE MIRA MIS,
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Arzace, c’eft à toi de te bien confulter ;
Vois fi ton cœur m’égale, et s’il m’ofe imiter.
Quels font donc ces forfaits, que l’enfer en furie,Que Pqrnbre de Ninus ordonne qu’on expie ?
Cruel, fi tu trahis un fi façré lien,
Je ne connais ici de crime que le tien.
Je vois de tes deftins le fatal interprètePour te dicter leurs lois fortir de fa retraite ;
Le malheureux amour, dont tu trahis la foi,
N’eft point fait pour paraître entre les dieux et toi,Va recevoir l’arrêt dont Ninus nous menace ;
Ton fort dépend des dieux, le mien dépend d’Arzace.
{elle fort.')ARZACE.
Arzace eft à vous feule. Ah! cruelle, arrêtez.
Quel mélange d’horreurs et de félicités !
Ouels étonnans deftins l’un à l’autre contraires !...
SCENE IL
ARZACE, QROES fuivi des mages.O R O E S à Arzace-.
"Venez, retirons-nous vers ces lieux folitaires;Je vois quel trouble affreux a dû vous pénétrer:
A de plus grands affauts il faut vous préparer.
( aux mages. )
Apportez ce bandeau d’un roi que je révère,
Prenez ce fer facré, cette lettre.
( les mages vont chercher ce que le Grand-Prêtre demande. )ARZACE.
O mon Père !
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