ACTE QUATRIEME. 407
Tirez-moi de l’abyme où mes pas font plongés,
Levez le voile affreux dont mes yeux font chargés!
o K 0 E s.
Le voile va tomber, mon fils; et voici l’heureOù, dans fa redoutable et profonde demeure,
Ninus attend de vous, pour appaifer fes cris,L’offrande réfervée à fes mânes trahis.
A R z A c E,
Quel ordre, quelle offrande! et qu’eft-ce qu’il délire?Qui, moi ! venger Ninus , et Ninias refpire ?
Qu’il vienne, il eft mon roi, mon bras va le fervir,
O R O E S.
Son père a commandé, ne fâchez qu’obéir,
Dans une heure à fa tombe, Arzace il faut vous rendre ,( il dorme le diadème et l’épée à Ninias. )
Armé du fer facré que vos mains doivent prendre,Ceint du même bandeau que fon front a porté,
Et que vous-même ici vous m’avez préfenté,ARZACE,
o R O E s.
Ses mânes le commandent :C’eft dans cet appareil, c’eft ainfi qu’ils attendentCe fang qui, devant eux, doit être offert par vous.Ne fongez qu’à frapper, qu’à fervir leur courroux:
La victime y fera ; c’eft affez vous inftruire.Repofez-vous fur eux du foin de la conduire.
ARZACE.
S’il demande mon fang, difpofez de ce bras.
Mais vous ne parlez point, Seigneur, de Ninias:Vous ne me dites point -comment fon père memeMe donnerait fa femme avec fon diadème ?
C c 4