SE MIRA MIS
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O R 0 E S. ÏP' e
Sa femme, vous! la reine! ô ciel! Sémiramis! eI
Hé bien, voici l’inftant que je vous ai promis.
Connaiffez vos deftins, et cette femme impie. tous
A R Z A C E. ® a ’ Sla
Grands Dieux ! ^ 01) °
O R O E S.
De fon époux elle a tranché la vie.
Apprêt
A R Z A C E* .
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Elle ! la reine !
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Affur, l’opprobre de fon nom,
Le déteftable Aifur a donné le poifon.
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A R Z A C E , après un peu dt Jîlence. ^
Ce crime dans Affur n’a rien qui me furprenne : ^ C[Ut
Mais croirai-je en effet qu’une époufe, une reine, tr *
L’amour des nations , l’honneur des fouverains , j Qr j
D’un attentat fi noir ait pu fouiller fes mains ? j. ^
A-t-on tant de vertus, après un fi grand crime? y i
0 R 0 E s, Bienfa :
Ce doute , cher Arzace , eft d’un cœur magnanime ; Pat !e
Mais ce n’eft plus le temps de rien diflimuler: firent
Chaque inftant de ce jour eft fait pour révéler De f 0!1
Les effrayans fecrets dont frémit la nature ; y 0lIS n
Elle vous parle ici; vous fentez fon murmure; H ltter
Votre cœur, malgré vous, gémit épouvanté. Di eu ^
Ne foyez plus furpris fi Ninus irrité
Eft monté de la terre à ces voûtes impies : £ t ^
Il vient brifer des nœuds tiffus par les furies ;
Il vient montrer au jour des crimes impunis ; U' iet]
Des horreurs de l’incefte il vient fauver fon fils : q oas