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Tome quatrième
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LA DUCHESSE DU MAINE .

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quelques voyageurs ne connaiffent Rome aprèslavoir vue.Ce nombre prodigieuxde ftatues des plusgrands maîtres, ces colonnes qui ornaientlesmarchéspublics , ces monumens de génie et de grandeur, cethéâtre fuperbe et immenfe, bâti dans une grandeplace, entrela ville etla citadelle, oùles ouvrages desSophocle et des Euripide étaient écoutés par les Pcriclèsetparles Socrates, et des jeunes gens naffiliaientpas debout et en tumulte ; en un mot, tout ce queles Athéniens avaient fait pour les arts, en tous lesgenres était préfent à fon efprit. Il était bien loinde penfer comme ces hommes ridiculement auftères ,et ces faux politiques, qui blâment encore les Athé-niens davoir été trop fomptueux dans leurs jeuxpublics, et qui ne favent pas que cette magnificencemême enrichiffait Athènes , en attirant dans fon feinune foule détrangers qui venaient ladmirer etprendre chez elle des leçons de vertu et déloquence.

Vous engageâtes, Madame, cet homme dun efpritprefqu'univerfel, à traduire avec une fidélité pleinedélégance et de force lIphigénie en Tauride A'Euri-pide. On la repréfenta dans une fête quil eut lhonneurde donner àV. A.S. fête digne de celle qui la recevait,et de celui qui en fefait les honneurs ; vous y repré-fentiez Iphigénie , Je fus témoin de ce fpectacle ; jenavais alors nullehabitude de notre théâtre français ;il ne mentra pas dans la tête quon pût mêler de lagalanterie dans ce fujet tragique : je me livrai auxmœurs et aux coutumes de la Grèce , dautant plusaifément quàpeinejen connaiffaisdautres ; jadmirailantique dans toute fa noble fimplicité. Ce fut- cequi me -donna la première idée de faire la tragédie