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Tome quatrième
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LA DUCHESSE DU MAINE .

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contes ; mais rien de tout cela neft digne du pathé-tique et de la grandeur de la tragédie.

Le goût de la galanterie avait dans la tragédieprévalu au point quune grande princeiïe, qui parfon efprit et par fon rang femblait en quelque forteexcufable de croire que tout le monde devait penfercomme elle , imagina quun adieu de Titus et deBérénice était un fujet tragique : elle le donna àtraiter aux deux maîtres de la fcène. Aucun des deuxnavait jamais fait de pièce, dans laquelle lamourneût joué un principal ou un fécond rôle ; mais lunnavait jamais parlé au cœur que dans les feulesfcènes du Cid, quil avait imitées delefpagnol ; lau-tre, toujours élégant et tendre, était éloquent danstous les genres, et favant dans cet art enchanteur detirer de la plus petite fituation les fentimens les plusdélicats : auffi le premier fit de Tito et de Bérénice undes plus mauvais ouvrages quon connaiffe au théâtre,lautre trouva le fecret dintéreffer pendant cinqactes , fans autre fonds que ces paroles : je vous aime ,et je vous quitte. Cétait, à la vérité , une paftoraleentre un empereur, une reine et un roi, et une pafto-rale cent fois moins tragique que les fcènes intéref-fantes du Paftor Fido. Ce fuccès avait perfuadé toutle public et tous les auteurs que Pamour feul devaitêtre à jamais lame de toutes les tragédies.

Ce ne fut que dans un âge plus mûr que cet hommeéloquent comprit quil était capable de mieux faire,et quil fe repentit davoir affaibli la fcène par tant dedéclarations damour,par tantdefentimensdejaloufieet de coquetterie , plus dignes, comme jai déjà oféle dire, de Ménandre que de Sophocle et dEuripide .