ACTE TROISIEME.
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ACTE III.
SCENE PREMIERE, (ni)
( Un efclave porte une urne , et un autre une épée. )PYLADE.
C^uoi, verrai-je toujours ta grande ame égaréeSouffrir tous les tourmens des defcendans d’Atrée ?
De l’attendriffement paffer à la fureur?
C’eft le deftin d’Orefte, il eft né pour l’horreur.
J’étais dans ce tombeau, lorfque ton œil fidèleVeillait fur ces dépôts confiés à ton zèle;
J’appelais en fecret ces mânes indignés ,
Je leur offrais mes dons, de mes lames baignés.
Une femme vers moi courant défefpérée,
Avec des cris affreux dans la tombe eft entrée,
Comme fi dans ces lieux, qu’habite la terreur,
Elle eût fui fous les coups de quelque dieu vengeur.Elle a jeté fur moi fa vue épouvantée ;
Elle a voulu parler, fa voix s’eft arrêtée.
J’ai vu foudain , j’ai vu les filles de l’enferSortir entr’elle et moi de l’abyme entrouvert.
Leurs ferpens,leurs flambeaux, leur voix fornbre et terribleM’infpirait un tranfport inconcevable , horrible,
D ?