D’ 0 RE S T E.
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(m) SCENE PREMIERE de l'édition de 1750, guirépond aux trois premières fcènes de cette édition.
(un efclave, dans l'enfoncement, porte une urne et une épée.')PAMMENE.
Ou E béni foit le jour fi long-temps attendu,
Ou le fils de mon maître, à nos larmes rendu,
Vient, digne de fa race et de fa deiHnée,
Venger d’Agamemnon la cendre profanée !
Je crains que le tyran, par fon trouble averti,
Ne détourne un deitin déjà trop preffenti.
Il n’a fait qu’entrevoir et fon juge et fon maître,
Et fa rage a déjà femblé le reconnaître.
Il s’informe, il s’agite, il veut furtout vous voir :Vous-même vous mêlez la crainte à mon efpoir.
De vos ordres fecrets exécuteur fidèle,
Je fonde les efprits, j’encourage leur zèle;
Des fujets gémiîfans confolant la douleur,
Je leur montre de loin leur maître et leur vainqueur.
La race des vrais rois tôt ou tard eft chérie;
Le cœur s’ouvre aux grands noms d’Orefte et de patrie.Tout femble autour de moi fortir d’un long fommeil;
La vengeance a {Toupie eft au jour du réveil,
Et le peu d’habitans de ces trilles retraitesLève les mains au ciel, et demande où vous êtes.
Mais je frémis de voir Orefte en ce défert,
Sans armes, fans foldats, prêt d’être découvert.
D'un barbare ennemi l’active vigilance
Peut prévenir d’un coup votre juilc vengeance ;
Et contre ce tyran, fur le trône affermi,
Vous n'amenez, hélas ! qu’Orefte et fon ami.
PYLADE.
C’eft aiïez, et du ciel je reconnais l’ouvrage :
Il nous a tout ravi par ce cruel naufrage,
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