D’ 0 R E S T E.
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¥ Tremblez de voir fur vous, dans ces lieux dételles,* Tomber tous ces fléaux du fang dont vous fortez.
O R E S T E.
Quel cil donc , cher ami, le deftin qui nous guide?Quel pouvoir invincible à tous nos pas préfide?
Moi, facrilége ! Moi, fi j’écoute un inltantLa voix du fang qui parle à ce cœur gémiflant!
O jullice éternelle, abyme impénétrable!
Ne dillinguez - vous point le faible et le coupable,
Le mortel qui s’égare ou qui brave vos lois,
Qui trahit la nature, ou qui cède à fa voix?
(*) N’importe: eft-ce à l'efclave à condamner fon maître?Le ciel ne nous doit rien quand il nous donne l’être.J’obéis, je me tais. Nous avons apportéCette urne, cet anneau, ce fer enfanglanté :
Il fuffit ; offrons - les loin d’Electre affligée.
Allons, je la verrai quand je l’aurai vengée.
( à Pammène. )
Va préparer les cœurs au grand événementQue je dois confommer , et que la Grèce attend.
Trompe furtout Egillhe et ma coupable mère:
¥ Qu’ils goûtent de ma mort la douceur paffagèreî
* Si pourtant une mère a pu porter jamais
* Sur la cendre d’un fils des regards fatisfaits.
Va, nous les attendrons tous deux à leur paflage.
(jï) SCENE II, qui répond à la S C E N E IV.
ELECTRE â Ipbife.
* I v’e sperance trompée accable et décourage.
* Un fcul mot de Pammène a fait évanouir
* Ces fonges impofteurs dont vous ofiez jouir.
* Ce jour faible et tremblant qui confolait ma vue,
* Laifle une horrible nuit fur mes yeux répandue.
£*) Ces vers fe retrouvent dans la fécondé fcène du troifième aete.