VARIANTES
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* Ah ! la vie eft pour moi un cercle de douleurs-.
Quelle eft cette princeffe et cette efclave en pleurs ?
D’une erreur trop flatteufe, 6 fuite trop cruelle!ELECTRE.
Orefte , cher Orefte! En vain je vous rappelle,
En vain pour vous revoir j’ai prolongé mes jours.
O R E s T E.
Quels accens ! Elle appelle Orefte à fon fecours.
Voilà ces étrangers.
ELECTRE à Iphife.
Que fes traits m’ont frappée !
Hélas ! ainfi que vous j’aurais été trompée.
( à Orefte. )
Hé, qui donc êtes - vous, étrangers malheureux ;
Et qu’ofez - vous chercher fur ce rivage affreux ?p Y L A D E.
Nous attendons ici les ordres , la préfenceDu roi qui tient Argos fous fon obéiffance.
Qui? du roi? quoi! des Grecs ofent donner ce nomAu tyran qui verfa le fang d’Agamemnon !
o R E s T E.
Cher Pylade, à ces mots, aux douleurs qui la preffent,Aux pleurs qu’elle répand tous mes troubles renaiffent.Ah ! e’eft Electre .
ELECTRE.
Hélas ! vous voyez qui je fuis :
On reconnaît Electre à fes affreux ennuis.
i p h i s E.
Du vainqueur d’Ilion voilà le trifte refte,
Ses deux filles, les fœurs du malheureux Orefte.
o R E s T E.
Ciel! foutiens mon courage.