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Tome quatrième
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DISSERTATION

lavoue, et je crois même que ceftlaplus grandebeauté de la pièce. Cette {implicite irait au détrimentde lintrigue, fi cette intrigue elle-même était autrechofe quun tableau continu. Sophocle , ajoutera-t-on,manque de certains traits délicats et finis que latragédie a pu acquérir avec le temps. Les penféesny font peut-être pas affez approfondies ni aifezvariées. Mais les Grecs, et Sophocle en particulierconnailfaientpeu ces faibles ornemens. Son pinceauhardi peignait tout à grands traits. Il 11e sembar-raffait que darriver au but.

Ou apporte les cendres d 'Orcjle, quon dit avoirété tué aux jeux Pythiens, dont on fait une très-longue defeription, qui appartient plus à lépopéequà la tragédie. Ce récit ne forme pas dailleursde nœud affez intrigué. Il ne met point le hérosauquel on sintéreffe en un danger réel ; il ne produitni pitié ni terreur, du moins chez, un peuple débar-raffé du préjugé aveugle vivaient les anciens,que ces bruits de mort étaient du plus fmiftrepréfage.Mais ce même préjugé fefait que les Grecs nencraignaient que plus pour Orcjle , et cette crainteétait, fi forte quelle fufpendait tous les mouvemensprécédens de terreur et de compaffion. Quoiquece bruit de mort mette ce héros dans le plus granddanger de perdre la vie, Orejlc foule aux piedscette crainte, parce que le but de la tragédie eftdempêcher de craindre avec trop de faiblelfe desdifgraces communes. Sophocle ménage la crainte desfpectateurs, en fefant méprifer par Orcjle ce mauvaispréfage. La crainte du héros fe porte toute entièrefur lobéiffance aveugle qu'on doit aux oracles.