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A’Electre à fou frère : Frappe , redouble, Jî tu lepeux.
. •aretttrov, ti trêivuç, âiTtrXw.'
Après quoi Clytemnejlre expirante s’écrie : Encoreune fois , hélas !
co ycoi etvtrtç.
Ou Egifthe , pourfuit Electre, ne reçoit -il le mêmetraitement !
il yàp A lyîeSco S~' opov.
Egijlhc qui arrive dans ces terribles circonftances,croyant voir le corps d ’OreJlc maffacré, et découvrantcelui de fa femme ; la mort ignominieufe de cetalfaffin , qui n’a pas même la confolation de mourirvolontairement et en homme libre, et à qui l’onannonce qu’il fera privé de la fépulture ; tout celaforme le coup de théâtre le plus frappant et le plusterrible, je ne dis pas pour notre nation, maispour toute celle des Grecs, qui n’étaitpoint amolliepar des idées d’utie tendreffe lâche et efféminée ;pour un peuple qui, d’ailleurs humain , éclairé , poliautant qu’aucun peuple de la terre, ne cherchaitpoint au théâtre ces fentimens fades et doucereuxauxquels nous donnons le nom de galans, et quipar cortféquent était plus difpofé à recevoir lesimprd'lions d’un tragique atroce.
Combien ce peuple ne s’intéreffait-iî pas à la gloireA'Agamemnon, à fon malheur et à fa vengeance?Il entrait dans ces fentimens autant qu ’OreJte lui-même. Les Grecs n’ignoraient pas que ce princeétait coupable de tuer fa mère; mais il fallait