pas. Cépendant il ne peut fe déterminer à tuer famère. Electre lève fes fcrupules et l’aigrit contr’elle.
Le chœur lui raconte le fonge de la teine, qui a cruvoir fortir de fon fein un ferpent qui lui a tiré dufangaulieu de lait. Orejle jure qu’il accomplira cefonge. Le chœur fuivant ef. un récit des amoursfuneftes qui ont été enfanglantés.
Orejle s’introduit dans le palais d’Egijlhe fousle nom d’un marchand de la Phocide, qui vientannoncer la mort du fils d 'Agamemnon . Egijlhe entredans fon palais pour s'affiner de ce bruit. Orejlel’y tue, et reparaît pour alfaffiner fa mère fur le »théâtre.
En vain elle lui demande grâce par les mamellesqui l’ont allaité. Fylade dit à fon ami, qui craintencore de commettre ce parricide, qu’il doit obéiraux dieux et accomplir fes fermens. Préférez-vous ,ajoute-t-il, vos ennemis aux dieux mêmes? Orejledéterminé dit à fa mère: C'ejl à vous-même, et nonpas à moi, que vous devez attribuer votre mort.
Su toi enavlriii, ovx iyà , xaretxjtitlç.
Quoi de plus réfléchi, de plus dur et de plus cruel !
Il n’y a point d’oracle, de deftinée qui pût diminuerfur notre théâtre l’atrocité de cette action et de cefpectacle ; auffi Orejle a beau fe difculper, faire fonapologie, et rejeter le crime fur l’oracle et fur lamenace d’Apollon , les chiens irrités de fa mèrel’environnent et le déchirent.
Electre n’efi: point amoureufe chez les troistragiques grecs : en voici les raifons. Les caractères
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