,, mieux fans comparaifon que celles des deux,, tragédies ( du Cid et de Pompée. ) D’ailleurs leurs,, incidens , qui font la plus belle partie de notre,, hiftoire, doivent plus attacher la nation françaife,,,que des événemens arrivés depuis long-temps,, dans l’Efpagne et dans l’Egypte . Chacun fait le,, fuccès de ces poèmes, qu’on ne faurait imputer,, qu’au défaut de la poélie de ftyle. On n’y trouve,, prefque point de fentimens naturels capables,, d’intérelfer. Ce défaut leur eft commun. Quant,,aux images, Defmarcts ne crayonne que des,, chimères, et Chapelain , dans fon ftyle tudefque ,,, ne defïine rien que d’imparfait et d’eftropié.,, Toutes fes peintures font des tableaux gothiques.,, De-là vient le feul défaut de la Pucelle, mais dont,, il faut , félon IVL De foréaux, que fes défenfeurs,, conviennent : le défaut qu’on ne la/aurait lire. ,,
Sans la langue, en un mot, l’auteur le plus divinEft toujours, quoi qu’il faffe, un méchant écrivain,
SECONDE PARTIE,
De la tragédie d’OreJle,
IL n’eft pas indifférent de remarquer d’abord quedans tous les fujets que les anciens ont traités, onn’a jamais réufli qu’en imitant leurs beautés. Ladifférence des temps et des lieux ne fait que de très-légers changemens, car le vrai et le beau font de