SCENE V.
I D A M É, A S S E L I.
I D A M É. 1
.[l me faut donc choifir leur perte ou l’infamie.
O pur fang de mes rois ! ô moitié de ma vie !
Cher époux, dans mes mains quand je tiens votre fort,Ma voix fans balancer vous condamne à la mort.
A S S E L I.
Ah! reprenez plutôt cet empire fupréme,
Qu’aux beautés, aux vertus attacha le ciel même;Ce pouvoir qui fournit ce Scythe furieuxAux lois de la raifon qu’il lifait dans vos yeux.Long-temps accoutumée à dompter fa colère,
Que ne pouvez-vous point, puifque vous favez plaire!I D A M É.
Dans l’état où je fuis, c’eft un malheur de plus.
A s S E L i.
Vous feule adouciriez le deftin des vaincus.
Dans nos calamités , le ciel, qui vous fécondé,
Veut vous oppofer feule à ce tyran du monde.
Vous avez vu tantôt fon courage irritéSe dépouiller pour vous de fa férocité.
Il aurait dû cent fois, il devrait même encorePerdre dans votre époux un rival qu’il abhorre.
Zamti pourtant refpire après l’avoir bravé ;
A fon époufe encore il n’eft point enlevé :