ACTE QUATRIEME.
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On vous refpecte en lui; ce vainqueur fanguinaireSur les débris du monde a craint de vous déplaire.Enfin fou venez-vous que dans ces mêmes'lieuxIl fentit le premier le pouvoir de vos yeux ;
Son amour autrefois fut pur et légitime.
I D A M É.
Arrête : il ne l’eft plus ; y penfer eft un crime.
SCENE VL
ZAMTI, IDAMÉ, ASSELI.
I D A M É.
A H ! dans ton infortune , et dans mon défefpoir,Suis-je encor ton époufe, et peux-tu me revoir?ZAMTI.
On le veut : du tyran tel eft l’ordre funefte ;
Je dois à Tes fureurs ce moment qui me refte.
I D A M É.
On t’a dit à quel prix ce tyran daigne enfinSauver tes trilles jours, et ceux de l’Orphelin?
ZAMTI.
Ne parlons pas des miens, laiffons notre infortune.Un citoyen n’ell rien dans la perte commune ;
Il doit s’anéantir. Idamé, fouviens-toi
Oue mon devoir unique eft de fauver mon roi;
Nous lui devions nos jours, nos fervices, notre être,Tout jufqu’au fang d’un fils qui naquit pour fon maître ;