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Tome quatrième
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E P I T R E.

reçûtes dimpreffion de limpofture fecrète qui bleiïefourdement le mérite, ni de limpofture publiquequi lattaque infolemment. Vous avez fait du bienavec difcernement, parce que vous avez jugé parvous-même ; auffi je nai connu ni aucun homme delettres, ni aucune perfonne fans prévention, quine rendît juftice à votre caractère, non-feulementen public, mais dans les converfations particulières, lon blâme beaucoup plus quon ne loue. Croyez,Madame, que ceft quelque chofe que le fuffrage deceux qui favent penfer.

De tous les arts que nous cultivons en France ,lart de la tragédie neft pas celui qui mérite le moinslattention publique ; car il faut avouer que ceft celuidans lequel les Français fe l'ont le plus diftingués.Ceft, dailleurs, au théâtre feul que la nation feraffembie, ceft que lefprit et le goût de la jeuneffcfe forment : les étrangers y viennent apprendrenotre langue ; nulle mauvaife maxime ny eft tolérée,et nul fentiment eftimable ny eft débité fans êtreapplaudi; ceft une école toujours fubfiftante depoéfte et de vertu.

La tragédie neft pas encore peut-être tout - à - faitce quelle doit être; fupérieure à celle d'Athènes en plufieurs endroits, il lui manque ce grand appareilque les magiftrats dAthènes favaient lui donner.

Permettez-moi, Madame, en vous dédiant unetragédie, de métendre fur cet art des Sophocles etdes Euripide s. Je fais que toute la pompe de lappareilne vaut pas une penfée fublime, ou un fentiment;'de même que la parure'neft prefque rien fansla beauté. Je fais bien que ce neft pas un grand