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Tome quatrième
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E P I T R E.

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mérite de parler aux yeux; mais iofe être fur quele fublime et le touchant portent un coup beaucoupplus feniible, quand ils font foutenus dun appareilconvenable, et quil faut frapper lame et les yeuxà la fois. Ce fera le partage des génies qui viendrontaprès nous. Jaurai du moins encouragé ceux quime feront oublier.

Ceft dans cet efprit, Madame, que je deflinaila faible efquiffe que je foumets à vos lumières. Jela crayonnai dès que je fus. que le théâtre de Paris était changé, et devenait un vrai fpectacle. Desjeunes gens de beaucoup de talent la repréfentèrentavec moi fur un petit théâtre que je lis faire à lacampagne. Quoique ce théâtre fût extrêmementétroit, les acteurs ne furent point gênés, tout futexécuté facilement ; ces boucliers, ces devifes, cesarmes quon fufpendait dans la lice, fefaient uneffet qui redoublait lintérêt, parce que cette déco-ration , cette action devenait une partie de lintrigue.Il eût fallu que la pièce eût joint à cet avantagecelui dêtre écrite avec plus de chaleur , que jeulfepu éviter les longs récits, que les vers euffent étéfaits avec plus de foin. Mais le temps nous nousétions propofé de nous donner ce divertiffement,ne permettait pas de délai; la pièce fut faite etapprife en deux mois, (a)

Mes amis me mandent que les comédiens de Paris ne lont repréfentée que parce quil en couraitune grande quantité de copies infidelles. Il a doncfallu la laiffer paraître avec tous les défauts qüe jenai pu corriger. Mais ces défauts mêmeinftruirontceux qui voudront travailler dans le même goût. ( h )