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Tome quatrième
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ACTE TROISIEME.

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Aménaïde maime, et fon cœur me répond

Que le mien dans ces lieux ne peut craindre un affront.

Loin des camps des Céfars, et loin de lillyrie,

Je riens enfin pour elle au fein de ma patrie,

De ma patrie ingrate, et qui dans mon malheurAprès Aménaïde eft fi chère à mon cœur!

Jarrive; un autre ici lobtiendrait de fon père!

Et fa fille à ce point aurait pu me trahir ! .

Quel eft cet Orbaffan ? quel eft ce téméraire ?

Quels font donc les exploits dont il doit sapplaudir?Qua-t-il fait de fi grand qui le puifle enhardirA demander un prix quon doit à la vaillance ,

Qui des plus grands héros ferait la récompenfe,

Qui mappartient du moins par les droits de lamour ?Avant de me lôter, il môtera le jour.

Après mon trépas même elle ferait fidelle. (/)Loppreffeur de mon fang ne peut régner fur elle.

Oui, ton cœur meft connu, je nen redoute rien,Ma chère Aménaïde, il eft tel que le mien,

Incapable deffroi, de crainte et dinconftance.

SCENE III.

TANCREDE, AL'DAMON.TANCREDE.

A H ! trop heureux ami, tu fors de fa préfence,

Tu vois tous mes tranfports; allons, conduis mes pas.

A L D A M O N.

Vers ces funeftes lieux, Seigneur, navancez pas.