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46 SATIRE VIL|Hé quoi? lors qu’autrefois Horace aprés Lucie
leExaloir en bons mots les vapeurs de fa bileEt vangeant la ver-u par des traits Éclatans 9Alloit ofter le maſque aux vices de fon temps:Ou bien quand Juvenal , de fa niordante plume?Faiſant couler des flots de fiel& G amertumeGourmandoit en courroux tour le peuple latin,L in ou Fautre fit-1i une tragique fin? öEr que craindre, aprés tout, d’une fureur fi val
ne à
perfonne ne connoift ni mon nom, ni ma veinesOn ne voit point mes vers, à l’envi de Montreüil,Groflir impunément les feüillets d'un Recüeil.À peine quelquefois je me force à les lire,Pour plaire à quelgue Ami que charme la Satire:Qui me flatre peur ſtre,& d’un air impofteur»Rir tour haut de‘ouvrage,& tout bas de’AuteutEnfin, c’eft mon plaifir, je me veux fatisfaire:Ie ne puis bien parler,& ne ſgaurois Me taire;Et dés qu’un mot plaiſant vient luire à mon eſprit,Ie n’ay] Oint de repos qu’il ne foir en écrit:le ne refitte point au torrent qui m'entraîne.
Mais c’ett aflez parlé. Prenons un peu d’haleine.Ma main, pour cette fois, commence à fe laſſer.Tiniſſons, Mais demain, Maſe, à recommencer.: