48 SATIRE. VIII.
Pnefleufe au printemps, en hy ver diligente,‘Affconcer en plein champ les fareurs de lanvier 5Qu demeurer ofive au retour du Belier.Mais l'homime"tans arreft, dans fa courfe infenfée,|Voltige incetlamment de pentée en penſée.Son Cœur toûjours flotrant entre mille embarras,Ne fçait ni Ce qu’il veut, ni ce qu’il ne veut pas.Ce qu’un jour ilabhorre en l’autre il le ſouhaite.Moi? Firois épouier une femme coquerte?;f'irois par ma conftance aux aftrons endurci yMe metrte au rang des$ainesqu’a celebrez BuffiàAllez de Sots fans moi feront parler la Ville:Difo., le mot pañé, ce Marquis mdocile,Qui de uis quinze jours dans le picge arteſtè,Entre les bor s Maris pour exemple cité,ö que Dieu , tout exprés» d’une coſte nourychesÀ tiré pour lui@ul une femme fidelle,Voilà l'Homme en effet. Il va du blanc au noir.Ti condamne au matin fes ſentimens du ſoir.Importun à Tour autre, à ſoi-meme incommo-esIl change à tous momens d’efprit comme de mode,Ti tourne au moindie vent, il tombe au moindié“choc,Aujourd'hui dans un caſque,& demain dans unfrocCependant à le voir plein de vapeurs legeres,Soi-même fe bercer de fes propres chimeres,Tur feu de la nature eſt la bafe& l'appui>.Er le éme Sie! ne tourne que pour lu).Derous‘es animaux il eſt. dit il, le maiſtie.Qui. le nier? pourlais- tu. Hoi peut-eſtre.Mais ans examiner de quel air au paffant»Gurs preffé& la faim fe montre obeiſſant:Et combien un ion ou Gétule ou Numide »Craint d’eftretecherehé de vo]& dhomicide.Ce M aiſtre pretendu qui leur donne des loix,Ce Roi des animaux, combien at- il de Rois?Ham bition, l'amour. Lavarice ou la haine ö.Tiennent comme un forgat fon eſprit à la chai-
ne.De