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Tome huitième
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ET DE M. D 3 À L E M B £ RT. 307

des grands hommes, prolonger encore long-tempsles vôtres !

Je fuis avec la plus profonde et la plus tendrevénération etc.

LETTRE CXCIII.

DE M. D’ALEMBERT*

A Paris, ce 8 juin.

SIRE,

J’écris à M. deCattle malheureux et erinüyëüjgdétail de ma fituation phyfique et morale; il en ren-dra. compte à V. M., et ne lui exprimera pas auffivivement que je lafens, ma profonde douleur de nepouvoir aller mettre à fes pieds tous les fentimensque je lui dois etque je lui ai voués jufqu'à la mort.Quoique mes peines de corps et d’efprit ne foientpas auffi grandes que celles que V. M. a tant de foiseffuyées, et auxquelles elle a réfifté avec un cou-rage et une patience fi héroïques , j’aurais pourtantbefoin, Sire, avec ma faible et frêle machine, d’unepartie au moins de ce courage, étant accablé de trif-teffe de ne pouvoir en ce moment faire un voyageque je délite en ce moment plus que jamais, et quiferait plus que jamais néceffaire à mon aime abattueet flétrie. Il faut avec douleur fe foumettre à fa def-tinée, et ajouter ce nouveau chagrin à ceux que j’aidéjà éprouvés plus d’une fois dans ce meilleur desmondes poffibles. Pourquoi faut-il que je fois privé

1780.