SUR l’Édïïcation. 79l’anime dans le travail. A mesure que faraison augmentera, vous raisonnerez deplus en plus avec lui für le besoin &la nécessité de son éducation. Mais ayezsoin de lui faire sentir tout l’avantagequ’il peut retirer , pour le momentmême, de ce qu’on lui apprend : encou-ragez-le par des récompenses bien ména-gées & proportionnées à son âge ; s’il elfun peu lent à comprendre, ne le repre-nez point rudement, vous le rendriezencore plus stupide. Commencez par leschoses les plus aisées & les plus faciles.C’est pour cela qu’une excellente mé-thode , & qui nous a réuili à nous-mênie, est de faire , avant l’étude de lagrammaire latine , précéder celle de lagrammaire frangoisc. Un des grands avan-tages de cette pratique est d’épargnerbien des peines & des impatiences auxmaîtres, bien des réprimandes & deschârimens aux enfans, en leur rendantla tâche plus agréable & moins difficile.Ils apprendront plus volontiers ce qu’ilscomprendront micux% & quand ils sau-ront bien les réglés* de leur propre lan-gue, ils auront beaucoup d’avance & defacilité pour apprendre celles de la lan-gue des anciens Romains ( i ).
^ I ) M. àe Wailly a fait dans cette vue un Abrégéde fa Grammaire fiançoiie» il est de beuicou]» préfé*
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