des Mœurs. 413combé- Le Ciel récompensa enfin tantde courage & de vertu par une victoiresignalée, qu’on remporta sur l’arméeOttomane , & qui fut suivie de la levéedu siege de Vienne.
Quelle consolation plus douce quecelle de la religion , pour une personnemalheureuse, en proie aux douleurs &aux miseres de l’humanité î Et qui pou-roit ne pas applaudir aux beaux senti-mens d’un Philosophe Stoïcien.' 1 ,, C’estDieu qui m’a formé, disoit EpiBete :puiiîé-je à mes derniers momens lui dire :O mon Maître, ô mon Pere, tu as vouluque je souffrisse, j’ai souffert avec rési-gnation : tu as voulu que je fusse pauvre,j’ai embrassé la pauvreté : tu m’as misdans la bassesse, & je n’ai point vouluki grandeur : tu veux que je meure, jet’adore en mourant C£ .
Ce héros de la patience païenne étoitesclave d’Epaphrodite , Capitaine desGardes de Néron. Il prit un jour fan-taisie à ce maître barbare de s’amuserà tordre la jambe de son esclave. Epictete s’appereevant qu’il recommençoit avecplus de force, lui dit en souriant & fanss’émouvoir : Si vous continuez, vous mecauserez infailliblement la jambe. Ce quiétant arrivé en effet: Ne vous l’avois-jepas bien dit , reprit tranquillement Epic tete ? Cesse le Philosophe ayant opposé