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ce trait de modération aux Chrétiens ?en disant: Votre Christ a-t-il rien faitde plus beau à fa mort ? Oui , dit làinfcAugustin , il s’’ ist tu.
La religion feule nous fait recevoirtout ce qui peut nous arriver de plusfâcheux, avec une patience, une rési-gnation, une joie même, que ne connut& ne donna jamais le superbe stoiffsme,/ lui qui se ro'dissant contre le sentimentintérieur par la honte de paroître foiüe,cachoit un désespoir rée isous une appa-rente tranquillité. Eh ! comment enesictles infortunés auroient-ils trouvé desconsolations dans un système qui acca-bloit l’homme souffrant sous le jouginsurmontable du Destin, & ajoutait àses afflictions la néceisité plus affreuseencore de cacher ses larmes ? La religionChrétienne , bien différente de cette or-gueilleuse philosophie, ne travestit pasla vertu fous de belles, mais chimériquesidées. Elle ne se fait pas une fâusse gloirede rendre insensible. Mais elle soutient,elle anime par les plus grands exemples,par les plus consolantes promesses ; &ce que le monde & la philosophie n’ontjamais vu, elle montre dans un Chrétien affligé un homme heureux dans ses peines& dans ses souffrances. Toutes mes tribu -ht ions , disoit l’Apôtre, me remstlijfetiS