1t
ui
ur
les
mt
lîa
V
lu.
>ns
>ns
ur-
ins
)U.
in.air,&e a
ois
ye:
in-
’or-
ire
deg Mœurs. 47.qu’à celui qui n’en a point, ou qui en apeu.
Cet esprit d’ailleurs qui devroit fairenotre plus grande gloire , est souventpour nous un sujet de confuiîon par lespréjugés, les entêtemens, les opinionsfaulles dont il est rempli, par les absurdi-tés & les extravagances, dans lesquellesil se surprend lui-même, & qui lui échap-pent comme malgré lui. Un rien aulfipeut le déranger ; & ce qui doit bienhumilier notre orgueil, c’est que les plusgrands esprits ont souvent eu des atteintesde folie. Le célébré Pascal, ce géniesublime , ce profond Mathématicien ,eroyoit toujours voir un abyme à soncôté gauche , & y faisoit mettre unechaise pour se rassurer. Ses amis avoientbeau lui dire qu’il n’y avoit rien à crain-dre , que ce 11’étoit que les alarmes d’uneimagination épuisée par une étude abs-traite & métaphysique : il convenoit detout cela avec eux , & un quart-d’heureaprès il se creusoit de nouveau le préci-pice qui l’eisrayoit. C’est louer moinsqu’on ne croit, que de dire d’une per-sonne qu’elle a beaucoup d’esprit, si l’onne peut ajouter qu’elle en fait un bonusage. Combien de gens qui, pour avoirtrop d’esprit, n’ont pas le sens commun.
A l’égard de nos connoilfances dontnous tirons tant de vanité, qu’est-ce que