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répondoit de sa guérison, mais qu’il nelui donneroit pas seulement un verred’eau , que Freind son ami ne sût sortide la tour. Le Ministre , quelques joursaprès, voyants maladie augmenter, sit'supplier ie Roi d’accorder la liberté àFreind. L’ordre expédié, le malade crutque Méad alloit ordonner ce qui con-venait à son état ; mais ce .Médecin per-sista dans sa résolution, jusqu’à ce queson ami fût rendu à sa famille. Ce quiayant été fait, Méad-traita le Ministre,& lui procura en peu de temps uneguérison parfaite. Le soir même il portah Freind environ cinq mille guinées,qu’ilavoit reçues pour ses honoraires,en traitant les malades de son ami pen-dant sa détention, & l’obligea de rece-voir cette somme.
Heureux ceux qui trouvent de telsamis! Vous mériterez d’en avoir, si vousêtes vous-même ami fidelle & constant.Avez-vous fait un choix: que ce soitpour toute la vie; vous vous en trou-verez mieux. Ne quittez pas un ancienami , car le nouveau ne lui fera pas sem-blable (6). Ce n’est pas que s’il s’offreune nouvelle amitié à faire, on doive
toujours
(6 , Ne dereVnquas amicum anti<]uum ; novus cnimnon critfimihs ilU. Eccii. 9 .