des Mœurs-. uy
efoéri dans les plus illuRres compagniesoù l’on ne fai soit guere accueil qu’au mé-rite , & prêcha seize Carêmes dans lesmeilleures Chaires de Paris . Qu’on lisece qu’il a écrit : on conviendra non-feu-lement qu’il étoit versé dans la Philoso-phie & dans la Théologie , mais que fàprose a quelque chose d’aife , de naïf &de noble, & que ses poésies même ontde quoi plaire en bien des endroits auxpersonnes les plus délicates. Mais il eutle malheur de se brouiller avec Moüere& Boileau. Il avoit offensé le premier,en publiant à l’Hôtel de Rambouillet,que le Duc de Montanster étoit joué dansle Misanthrope; & ce Seigneur qui lecrut ainsi, en fit arrêter la représentation.Il avoit blâmé Boileau de son goût pourla satire, & il étoit intime ami de Gilles Boileau brouillé alors avec le Poëtesoncadet. Selon l’Auteur des Anecdotes Litte. .raires , ce fut la fatale nécessité de larime , qui attira fur l’Abbé Cotin lestraits du Poste satirique. Celui - ci réci-toit à Furniere la satire du Repas, & setrou voit arrêté par un hémistiche qui luimanquoit :
Si l'ou n’est plus à î’aife ?His en un festia.
Qu’aux fermons de Caslagne.
Vous voilà bien embarrassé, lui ditFure-tiçre, que n’y mettez-vous l 'Abbé Cotin ?