s
40 BAL
faire attention à ces circonstances. i°. Que lç ^^"^^°ntils’agit a été de l’aveu de tout le monde le dernier des Rois deBabylone. i°. Qu’il a dû, par conséquent, etre le meme quecelui que l’Ecriture apelle B.dthasar, puisque selon Daniel ^ j.28-51. immédiatement après la mort de Bakhasar e oyantfiat donné aux Medes & aux Perjes. Qi»’il «ojt de la a-
ce de Nabucodonosor, car il est appelle son fils. 4 - Que lespeuples d’Orient aïant du, selon la prédiction de Jeremie27. v.7. être assujettis à Nabucodonosor & a Ion fils & au fils de sonfils, il a dû avoir son fils & son petit-fils pour Successeurs dansle Royaume de Babylone. s°. Que comme Evilmerodac a etecertainement son fils, nul autre que Balthasar n a pu etre que sonietit fils. de tous les Rois qui depuis lui ont occupe le trône deBabylone. Car Nériglìssar étoit seulement le mari de la fille,& Laborosoarchod étoit le fils de Nériglissar ; & ainsi m 1 un tul’autre n’étoit ni fils ni petit-fils de Nabuchodonosor . Cetteconséquence que Prideaux tire ne paroît pas juste. Carn La-borosoarchod déscendoit de Nabuchodonosor par la fille de cePrince, il étoit sans doute son petit fils. Aussi Joseph bcnhger( l,b. 6. De Emendât, temp. ) croît que Laborosoarchod est leBalthasar de l’Ecriture . Mais cette opinion est réfutée par Be-rufe & Megastherte qui disent que Nabonide a ete le dernier Roide Babylone. Donc ce Nabonide doit être le meme que Bal-thasar , après la mort duquel seulement le Royaume passa auxMèdes, comme le déclare Daniel. Nabonide peut avoir ete filsd’Evilmerodac & de la Reine Nitocris, & par conséquent petit-fils de Nabucodonosor . On ne peut pas avancer que le Bal-thasar de 'Ecriture est le même que Nériglissar , puis que ce Prin-ce n’étoit pas le petit-fils, mais le gendre de Nabuchodonosor comme Berose le dit expressément. Enfin on ne doute pointque le Labynet d’Hérodote ne soit le même que Nabonide , n’yaiant dans le nom qu’une transposition du Lamed & du Nun ,très-familière aux Orientaux & sur tout aux Caldéens. *phe contre App. I. 1. c. 7. Antiq. L 10. c. 12. Annales Ujjerii.Prideaux hisi. des Juifs Tom. 1. I. Part. liv. a. Ludovicus Frey ,m dißutatione de Cyro.
BALTHAZAR» nom que donne une tradition peu certai-ne à l’un des Mages ou Philosophes , qui étant conduits parune étoile, vinrent adorer le Sauveur nouvellement né à Beth-léem . On donna aulìì ce nom au Prophète Daniel. * Dan.
c. 1.
BALTHAZAR GERARD » deVillasar, ville du Comté deBourgogne qui avoit été au Comte deMansfeld, fut gagné parquelques Espagnols pour attenter fur la personne de Guillaumede Nassau 1 . du nom » Prince d’Orange. Ce malheureux éxécu-ta son dessein le 10. de Juillet 1584- en présentant à Délit deslettres au Prince, touchant la mort du Duc d’AIenqon. Aprèsen avoir attendu quelque tems la réponse, comme s’il eût dûs’en retourner en son pays, il le tua d’un coup de pistolet qu’illui tira dans le cœur lorsqu’il sortoit de table, & qu’il passoitdans une falle. II fut en même tems poursuivi par des gardes duPrince, & fut pris comme il étoit prêt de sortir de la ville. On lemit à la torture pour lui faire confesser qui l’avoit porté à cetteaction » & l’on ne put jamais tirer d’autre réponse de lui, si-non , qu’il ne l’avoit entrepris que par inspiration divine. D’au-tres disent qu’il avoua qu’on lui avoit fait éspérer la couronnedu Martyre dans le ciel ; & que dans cette éspérance il auroittué le Prince quand il auroit eu cinquante mille hommes autourde lui. II fut coupé en quatre quartiers, qui furent traînés enautant d’endroits de la ville. Strada, partisan des Espagnols,dit que ceux qui assistèrent à ce spectacle, admirèrent la con-stance & le courage de ce jeune homme de 26. ans » mais iln’ose en venir jufqu’au point de louer son action, que Méze-ray , en son Abrégé Chronologique , nomme un attentat hoirible.* Voyez Jacques-Auguste de Thou , liv. 79. de PHijioire de sontems. Reidamus, l. des annales.
BALTHAZAR ( Christophle ) homme d’érudition & de mé.rite dans le XVII. siècle, s’appliqua principalement à l’HistoireEcclésiastique. II étoit Avocat du Roi au Présidial d’Auxerre ;mais il quitta cette ville, fa charge, ses parens, ses biens, ses amis,pour aller à Charenton, où il embrassa la Religion Protestante dans laquelle il a persisté jusqu’à la mort. La depense qu’il fal.loit faire à Paris étant trop grande pour l’état où il se trouvoit,íl fut ravi de se voir attirer à Castres par M. de Faur, jeune &riche Conseiller de la chambre mi partie de l’Edit, qui le lo-gea dans fa maison, & lui donna une pension raisonnable. IIne demeura pas long-tems avec ce Conseiller, ayant dessein detravailler pour le public. Le Synode national de Loudun l’ani6s 9- lui accorda une pension de sept cens cinquante livres,payables par toutes les Eglises de France , selon la répartition quien fut faite. II avoit préparé, avant la tenue de ce Synode,des dissertations latines fur des matières importantes contre leCardinal Baronius ; il en mit quatre ou cinq entre les mainsd’un Ministre de Castres, Tun des Députés de la Province duhaut Languedoc & de la haute Guienne, qui furent présentéesà Daillé, Modérateur de ce Synode national. Daillé en fut fortcontent, & en rendit un témoignage avantageux à toute la Com-pagnie. II les emporta à Paris , où l’on croyoit qu’elles seroientimprimées. Mais l’Auteur qui étoit fort vieux, & travaillé dela pierre, étant mort ; & Daillé après lui, on n’a pas pû fqavoirce qu’elles étoient devenues. Balthazar en laissa d’autres, quin’étoient pas encore achevées, & quantité de recueils, qui con-sistoient presque tous en des billets séparés, où il avoit mis lesautorités & les témoignages dont il devoit se servir contre le
BAL
Cardinal Baronius. II écrivoitbien en latin : son panépyrîoufcde M. Bouquet est d’un beau stile; on ne sqait point non plusce que cela est devenu. * Bayle, diH . crit.
BALTHAZAR CORDER 1 US, cherchez CORDER.
BALTIMORE, ville d’Irlande , cherchez BALATIMORE.
BALTINGLASSE ou BALLINGLASSE, bourg de la Lage-nie en Irlande . 11 a séance & voix dans le Parlement de ceRoyaume, & se trouve à neuf lieues de la ville deWicklo, dansle Comté de même nom, aux confins de celui de Kildare. * Ma-ty, diH . Anglois.
BALTIQUE ou MER BALTIQUE , mare Balticum, Orien-tale, Suevicum, que les Allemands & ceux du pays nommentOojizée & DieBelt, les Flamands Oost-Meer , c’est-à-dire, merorientale , & les Suédois Osteroen , mer en Europe , entre l’Alle-magne, le Danemarck, la Suède & la Pologne . Elle a un tres-grandnombre d’isles, & c’eft le Sinus Cadanus des Anciens. Vers leCouchant elle se joint à l’Océan , ou mer d’Allemagne , par le cé-lèbre détroit de Sund; & depuis s’élargissant, elle forme à lafin deux grands golfes, dont l’un est le golfe de Boddes, ou desBothnies, que ceux du pays nomment Bothenzée, & l’autre de F in-nés ou de Finlande , que les Allemands appellent Finnichzée. IIy a encore les golfes de Riga & de Dantzick , qui font moinsconsidérables. Corneille Tacite rapporte, que c’est fur les côtesde cette mer qu’on trouve l’ambre. En éffet, depuis tant de siè-cles qu’il vivoit, nous n’en avons point découvert qu’en cettemer, particulièrement fur les côtes de la Prusse. On croit qu’ilse forme fur les pins & sapins, qui sont fur le rivage de la mer,ou fur les bords des rivières; & que ces arbres ayant distilél’ambre principalement aux mois de Juin, de Juillet & d’Août,la mer le reqoit & le jette ensuite sur les côtes durant les tem-pêtes. Cela a rapport à ce qu’en dit Pline » que l’ambre vient dequelques Isles de l’Océan septentrional, qui lavent les côtes dela Germanie, & quil est produit de certains arbres qui ressem-blent aux pins, de la même faqon que la gomme vient fur lescerisiers. Voyez le mot AMBRE. * Davity, du monde.
BALUCLAVA, Baluclavia, ville de la Turquie en Euro-pe , située dans la Presqu’isle de Krim, ou la Tartarie Criméefur un petit golfe de la côte occidentale, entre le cap d’Imker-men & la ville de Topetorkan. Quelques Géographes prennentcette ville pour l’ancienne Pallacium. * Maty, difíiou.
BALVE , Balva, bourg ou petite ville du Cercle de West.phalie en Allemagne , dans le Duché de Westphalie, fur les con-fins du Comté de la Marck » à trois lieues de la ville d’Arensbergdu côté du Midi. * Maty » diH .
BALUE ( Jean ) Cardinal, célèbre sous le règne de Loiiis XI.étoit fils d’un Meûnier de Verdun , ou, selon d’autres, d’un Tail-leur d’habits de Poitiers . Après avoir assez bien étudié, il Rat-tacha à Jean Juvenel des Ursins, Evêque de Poitiers , puis à JeandeBeauvau, Evêque d’Angers, qui le fit son Grand Vicaire , &lui conféra un Canonicat dans son Eglise. Depuis Jean de Me-son, favori de Louis XI . présenta Baluë au Roi, qui le fit sonAumônier, & soi donna les Abbayes deFecamp, du Bec, & desaint Oûen de Rouen . Ce Prince soi confia la charge d’Inten-dant des finances, & le nomma à l’Evêché d’Evreux l’an 146;.qu’il quitta pour celui d’Angers en 1467. après avoir accusé JeandeBeauvau son bienfaicteur, de plusieurs crimes d’Etat, qui leconvainquirent lui-même d’ingratitude. Jean de Meson ne futpas mieux traité: car ce fut par les intrigues de Baluë que LouisXI. soi fit couper la tête à Loches en 1468. Dès l’an 1464. leRoi avoit envoyé à Rome Adam Fumée. Maître des requêtes, de-mander pour l’Evêque d’Angers le chapeau de Cardinal, que PaulII . lui accorda le ig. Septembre de la même année, en réconnoifi.fancede ce qu’il avoit procuré la révocation de la Pragmatique-Sanction, tant souhaitée par la Cour de Rome. Cette nouvellodignité augmenta la faveur de Baluë. II avoit tant d’inclina-tion pour la guerre, qu’il se trouvoit àlarevûë des troupes , &payoit lui-même les soldats qu’on avoit levés contre cette ligue
& de faire la fonction d’Evêque, puisque ce Prélat faisoit la sien-ne -, Après une assez longue faveur, le Roi soupçonnant la fidé-lité de Baluë , qui ne s’étoit élevé que par ses fourberies, éclatacontre lui , au sujet de l’entrevûë de Peronne en 1468. dans la-quelle ce Ministre éxposa si témérairement la personne de faMajesté. Baluë indigné de ce que le Roi ne lui confioit plusses affaires, eut commerce avec ses ennemis, par le moyen d’undomestique de l’Evêque de Verdun , nommé Simon , qui fut sur-pris avec les jettres qu’il portoit. On arrêta pour lors le Cardi-nal, & on le mit^lans une prison, quelques uns disent dans unecage faite expres, où il demeura onze ans, malgré toutes les in-stances du Pape en fa faveur. Sur la fin de ce terme, on ditqu il s avisa de boire de son eau, & qu’on le crut malade d'u-ne rétention d’urine : ce qui sut presque le seul motif de sa !i-berte. Ce fut en 1479. que le Cardinal Julien de la Rotiere, Légat en f rance, obtint son élargissement. Baluë alla à Rome oùpar ses intrigues il acquit beaucoup de crédit, & de bons bénéfices,òixte IV. en 1484. l’envoya Légat a latere en France , où il vouluttaire les lonctions, avant que d’avoir fait agreer ses lettres au Roi& les avoir présentées au Parlement, pour connoître s’il n’y avoit"r? àoEaire aux droits de la couronne,.& aux libertés de IT-ghse Gallicane. Charles VIII . en fut si offensé , qu’il soi descn-
die