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Tome IV
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. . t p nrétevte dont ils se servirent pour ne

paT éleler P le fi vériÌble motif de leur voïap fût que Eíadameîsecier étoit bien aise de conno.tre la famille de son Mari Pen-dant leur séjour à Castres,ils s’apphquerent uniquement a s instruirenar la lecture de l’Ecriture Samte & des Pères des matières con-PmJ-rsées Ils firent une abjuration publique au mois de Sep-tembre i6Sc M l’Evêque de Meaux & M. de Montausier , quiavïnt uiî soin de la fortune de Mademoiselle le Fèrre, dutems même qu’elle étoit Protestante, en parieren^ au Roy. Ce

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Datier voulut partager cet ouvrage avec lui, & fit deux vies ;mais cet ouvrage ayant été interrompu par d’autres, dont M. Da-tier se trouva chargé, elle porta ailleurs ses vûés ; & comme ellesouhaittoit depuis.long-tems donner une traduction d’Homère ,elle laissa à M. Datier le soin d’achever seul le Plutarque . 12.L'Iliade d’Homère traduite en François avec des remarques.Paris, Rigaud. 1711. j. vol. in 12. It. nouvelle édition, Paris 1720. 3. vol. in 12. 13. des causés de U corruption du Goût.Paris 1714. in 12. It. Amsterdam 1715. in 8- Cet ouvrage estcontre M. de la Motthe qui, dans la Préface de son Iliade ,Poème. Me. Datier prit la plume, en

Pnnrr nui n’attendoit que leur changement, pour leur faire part contrde fes bienfaits, accorda d’abord à M. Datier une pension de avoit peu d’eltime pour ce Poeme. Me.Dacierprit la plume, enouinze cens livres, ct une autre de cinq-cens a son épouse ; le colère, pour deffendre son Auteur savon, & se souvint peu desSrpvef fut expédié dès le mois de Novembre & fur l’avis qu’ils égards qu’elle se devoit & a son Antagoniste. Cette guerre littéraire

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en eurent , ils se déterminèrent à retourner à Pans, ou âpresavoir été reçus du Roy avec une bonté particulière, ils repri-rent chacun en particulier leur travaux littéraires. MonsieurDacier ayant perdu son Père en 1692. Madame Dacier alla seuleà Castres , pour y régler leurs affaires domestiques, & elle

! en re-

fille & un fils, que Dieu leur avoit donnes. Ces enfens répon-dirent 1Ì bien à ses soins, que le fils à dix-ans qu’il avoit quandil mourut, étoit plus avance qu’on ne Pest ordinairement à vingt.Elle lui avoit soit lire Hérodote , & comme il avoit une passionéxtréme, pour les lettres, & une avidité insatiable pour la lecture,il lui avoit dérobé un Polybe , qu’il lisoit en secret Çe vol futdécouvert, & une personne d’ésprit lui ayant demandé un jourquel jugement il faisoit de ces deux Historiens, cet enfent luirépondit : Hérodote est un grand Enchanteur , mais Polybe est unhomme de grand fins. Cet enfent mourut en 1694. Elle fu-porta se perte avec se constance ordinaire, & aida à consoler sonmari, qui retrouvoit tout en elle. Son unique consolation fut decontinuer à élever se fille, qui quelques années après se fit Reli-gieuse à l’Abbaye de Longchamp. Elle eut ensuite une autrefille qu’elle éleva avec le même soin, & qui réunit en elle tousles ttuens & toutes les vertus qui pouvoient orner & perfection-ner son sexe. Cette fille mourut à Page de 18. ans, ct se mèreimmortalise se douleur ct le mérite de cette jeune personnedans se préfece de /’ Iliade où elle lui a élevé un monument plusdurable que toutes les statues. Elle a été fort accablée d’intìr-mités les deux dernières années de se vie, & est morte après unemaladie très douloureuse le 17. Août 1720. âgée de 69. ans.Les talens de son esprit si considérables qu’ils fussent, étoientcependant inférieurs aux qualités de son cœur. On n’a jamaisvû dans une femme plus de courage, de fermeté, de bonté, d’é-galité d’ame , de piété, de sagesse & de modestie. Elle avoitsur tout une chanté ardente pour les pauvres. Elle s’est sou-vent mise à l’étroit pour les secourir, & M. Dacier lui ayant ré-

Í iréfenté un jour qu’elle devoit se modérer, & avoir égard à'état de leur fortune, elle lui dit ces mots si remarquables : Ctne fint pas les biens que nous avons qui nous feront vivre ; cefint les charités que nous fierons', elles nous rendront am w deDieu , fr contribueront d éffiacer nos péchés. Sa modestie étoit sigrande que jamais elle ne parloit de science, ni de ce qu’elleavoit feit , & qu’elle ne feiioit jamais paroitre dans ses conver-sations, Pavantage qu’elle pouvoit avoir de ce côté là fur la plû-part de ceux avec qui elle s’entretenoit Ses amis mêmes les plus

a produit plusieurs ouvrages. 14. Homère défendu contre l'Apologieau X. P.Hardouin, oufuite des causés dela corruption du Goût. Paris 1716. in ia.lt.Amsterdam 1712. in 12. 15. L’Odiffée d'Homère tra-duite en François avec des remarques, Paris 1716. in 12. 3. vol. *Mémoires pour firvir à l’hist. des hommes illustres to. 3.

FEV RE- Cherchez FABRICE.

î FEVRET, (Charles) Seigneur de S. Memy & Godan, Con-sciller-Sécrétaire du Roi au Parlement de Bourgogne, & du Con-seil des trois Etats de la même Province , étoit de Dijon . Sasemille a toujours tenu rang entre les meilleures de la robe, &a donné divers Conseillers au Parlement de Bourgogne. II fit degrands progrès dans la Jurisprudence civile & canonique, (sensl’Histoire & dans les belles Lettres, & releva son érudition parses inclinations bien-seisentes, & par beaucoup de probité. C estce qui lui fit avoir part dans l’estime de diverses personnes deconsidération; & cn particulier dans celle de Louis li. Princede Condé, qui l’honora toujours d’une bienveillance singulière.11 dit lui-même, que ce grand Prince lui donna occasion d’écri-re son excellent ouvrage intitulé, traité de l’abm, fr du vraisujet des appellations qualifiées de ce nom d"abus , où il y a quan-tité de recherches curieuses touchant les différends entre les puisesences éccleliastiques & séculières, où U a aussi rapporte ce qui fepratique chez les étrangers fur ce sujet, avec des notes & aug-mentations, & plusieurs citations en marge. On a encore de luid’autres ouvrages qui conserveront son nom à la postérité. 11mourut à Dijon le 12. Août 1661. âgé de 78. ans. Divers Au-teurs du XVII. siècle parlent de lui avec estime. Son traite deaappellations comme d’abus, en deux volumes in folio, sot im-primé à Lyon chez Jean Girin ctBarthélemi Rivière. Son petitfile N. Fevret de Fonteste, Conseiller au Parlement de Dijon,épouse en 1709. N. de Aîigien, fille d’un Président à Mortier dumême Parlement. * Denys Simon, bibliotb. historique des Aut.de Droit .

Charles Fevret , dont il est parlé dans cet article, nâ-quit àScmur, Capitale de l’Auxois, le 16. Décembre 1583. Hetoit l’aîné des ensens de Jacques Fevret^ , Conseiller au Parle-ment de Bourgogne. II commença ses études dans fa patrie ;mais son père ayant été pourvu en 1395. de la charge de Con-seiller, l’amena a Dijon pour y poursuivre ses études. Trois ansaprès, Charles Fevret alla à Dole étudier la Rhétorique sous le P.Millieu, Jésuite, connu par son Moyfis Viator imprimé a Lyon en 1636. in 12. Après avoir feit fa Philosophie dans la meineville, U vint à Paris étudier en Droit ; il alla ensuite à Orléans &de là à Bourges , où il prit pendant trois ans les leçons de Droitfous Charles Ragueau, & Antoine Bangi. De retour à Dijon , il y

part de ceux avec qui elle s entretenoit òes amis memes les plus fous Charles Ragueau, ct Antoine nangi. De retour a Dijon , il yparticuliers avoientdela peine à la feire entrer dans les matières sot reçu Avocat au Parlement en 1602. n’ayant encore que dix-de Science & de belles lettres. Elle se proportionnent toujours neuf ans. Mais n’étant pas encore assez instruit à son gré, il allaà la portée de ceux qu’elle voyoit, & jamais elle ne s’élevoit trouver à Strasbourg Denys Godeffoy, qui professoit le Droit dansau dessus du commun. Ceux qui ne la connoissoient point, ne cette ville avec des applaudissemens extraordinaires. II étudiapouvoient découvrir cn elle qu’une femme ordinaire, qui ne se- sous lui pendant deux ans, & retourna à Dijon en 1604. aprèsyoit que garder les bienséances de son sexe. L’Académie des avoir feit un petit voyage à Heidelberg . II plaida fa première

Ricovrati de Padoue lui donna une place dans son corps en 1684.

CATALOGVE DE SES OVVRAG ES.

1. Callimachi Hymne , Epìgrammata fr Fragmenta Grâce frLatine , nec non ejusdem Poematium de coma Berenìces a Catul-lo versùm, edente cum notts fr indice Anna Tanaquilli FabriFifia. Paris 1674. in 4. 2. L. A. Flori Hißoria Romana , ad

ufium Delphini. Paris 1674. in 4. It. Oxonii 1692. in 8- It. Vé-nérés 1714. in 4. 3. Viftû Cretenfis fr Dare t Phrygius , ad

ufùm Delphini. Paris 1684- in 4. It. Edifia auâlior notts vario-rum, frc. Amstelodami 1702. in 8- 4. Sexte Aurelii Fi Elans

Hißoria Romana compendium cum interpretatione fr notts , adusùm Delphini Paris 1681. in 4. 3. Les Poésies etAnacréon fr de

Sap ho ^ traduites du Grec en François avec des remarques. Paris 1681. in 8 It. Nouvelle édition augmentée des Notes Latines de Tan-negui le Fevre , fr de la Traduit ion envers François de M. de laFossé. Amsterdam 1716. in 8- 6. Eutropit Historia Romana

Breviarium ab urbe tondit a ; usque ad Falentinianum fr Fu-ient em , Augustes, cum Notis fr emendationibus , ad usism Del-phini. Paris 1683. in 4. It. Oxonii 1696. in 8- 7. L’Amphy-trion, PEpidicus, fr le Rudern, Comédies de Plaute traduites enFrançois , avec des remarques fr un examen filon les règles duA*f r a Paris l6g l- ini2 ‘ I- Tom. 8. Le P lut us fr les Nuesd Aristopbanes, Comédies Grecques traduites en François avec desremarques fr un examen de chaque pièce filon fes règles duijeatre. Paris 1684. in 12. 9. Les Comédies de Térence tra-

duites en François avec des remarques. Paris 1688. in 12. 3.10m. It. Amsterdam 1691. in 12. 3. Tomes. It. Zittaw 1705.in ï 2. It. Koterdam 1717. volum. in 8- avec des figures dc aque acte, tirées des anciens manuscrits où l'on voit les Mas-ques fr r act,on des Verfinnages de chaq. ~f ex tons Morales de VEmpereur Marc- Anques. Pans 1691. m 12. 2. Tom

ue Comédie. 10. Ré-Antonin avec des remar-ii. M. Dacier ayant entre-

cause au Bateau de Dijon en 1603. âge de 22. ans, & le fitavecsuccès. En 1608. il se maria & épousa Anne Brunet dont il eut19. enfens, defquels il restoit encore quatorze, lorsque fe femmemourut le 13. Juillet 1637. Henri de Condé Gouverneur de Bour-gogne, lui envoya le 10. Novembre 1626. des Lettres de pro-vision de l’état « office de Conseiller & Intendant ordinaire de sesaffaires. Le Grand Louis de Condé son fils, lui continua lesmêmes honneurs. Plusieurs Princes lui confièrent aussi leurs in-térêts & le comblèrent de bienfaits. L’an 1630. le Roi LouisXIII. s’étant rendu à Dijon pour y feire punir les auteurs d’unesedition populaire, Charles Fevret sot nommé pour supplier fàMajesté de pardonner aux coupables. 11 porta se parole pourtous les corps, & fit un discours si éloquent, que le Roi lui ordon-na de le faire imprimer & de le lui envoyer à Lyon . Ce Princepardonna aux auteurs de 1 a sédition & accorda à Fevret une chargede Conseiller au Parlement de Dijon de nouvelle création ; maiscomme on lui témoigna que fe Majesté souhaitoit qu’il exerçâtlui-même 1 a charge de Conseiller, dont elle l’avoit gratifié, il re-fuse de le feire , ne voulant point quitter 1a profession d’Avocatqu’il rempsissoit avec tant de réputation. II sot donc obligé defe contenter d’une charge de Sécrétaire de 1 a Cour aux gages de900. liv. qui lui sot donnée gratuitement Ce fameux juriscon-sulte mourut à Dijon le 12. Août 1661. âgé de près de 78, ans.11 avoit pris pour se devise : Confiientia virtuti fatis amplumtbeatrum est.

CATALOGUE DE SES ouvrages.aw 1703. 1. Discours prononcé en préfintant au Parlement les lettres de

figures d grâce et Helene Gilles, condamnée d être décapitée. 2. Histoire" ~ de lafiédition arrivée en la ville de Dijon le 28. Février 1630.

fr le jugement rendu par le Roi fur icelie. Lyon 1630. in 8-3. Préface latine fr trois distiques latins fur fis Armoiries.

i_ j v — --‘il. ii. 1«. ayant, encre- 4. Harangue faite au Parlement de Dijon le 20. Novembre 1631.

P > ucuon des hommes illustres de Plutarque , Madame fier la préfintation fr leflure des lettres dn Gouverneur de

Bourgogne