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Tome IV
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Bourgogne en saveur de Henri de Condé. Dijon in 4. 3. Bis

court prononcé au Parlement lorsque les lettres d’exemption detailles pour S. Jean de Losne furent enregistrées en Décembre eni6?6. 6. Dix-fipt distiques à la louange de Naudé. 7. Haran-

gue faite au Parlement de Dijon P onze Mars 1647. à la présen-tation des lettres du Gouvernement de Bourgogne, en faveur deloué de Condé. Dijon 1647. in 4. 8- De Claris Port Burgun-

dici Oratoribus Dialogus. Divione 1654. in 8- 9- Traité de

l'Abus fr du vrai sujet des Appellations qualìstées du nom d’Abus.Dijon 1654. fol. & Paris 1655. 10. Remarques faites fier le Trai-

té de ('Abus par une perfinne de mérite, commis par Monsei-gneur le Garde des sceaux à la le il ure de ce traité, pour lui enfaire le rapport ; les raisins fìtr lesquelles elles ont été établies,fr les réponfis de l’Auteur aux remarques fr raisons. Dijon &Paris 1654. in g. n. De officies vit a Humana stve in PibraciTetrakicba Commentarius, Lugduni 1667. in 12. 12. Carmen

de vita sua. * Son Eloge par M. P Abbé Papillon. Con t. desMem. de Litterat. Ib. & Bayle, Diction. Mémoires pour fir-vir à P bist. des hommes illustres frc. to. 2.

FEVRIER. , Pebruarius , mois de l’année , que Numa ajoutaau calendrier de Kumulus , dont l’année n’étoit que de dix mois.On l’appella ainíi du nom de Februus , Dieu des purifications,parce que le peuple se purifioit en ce mois ; ou du nom de Ju-non Februata , dont on Mbit la fête en ce mois, appellée lafête des Lupercales , dans laquelle les femmes étoient purifiéespar les Prêtres de Pan de Lycie appellée Luperques. Ce moiseut d’abord le dernier rang dans l’année des Romains. Les Dé-cemvirs lui donnèrent le second. II a toujours eu 28. jours dèsíà première institution. Depuis la réforme du calendrier par Ju-les César , il en a 29. aux années bissextiles. * Macrobe , 1.

c. 13. Ovid. Pastor. I. 2. Antiqq. rom. kostn.

FEURS, ville de France en Forez , Forum Segustanorum ,est située fur la rivière de Loire , qui y reçoit celle de Lignon,entre Lyon , Roanne , & saint Etienne .

FEUS BELGHAMUS, ou BELCHARUS , de Florence ,a composé la vie de saint Jean Colombin , Fondateur des Jesua-tes, Pan 1470. II mourut environ 14. ans après. * Vossms , desbist. lat . p. 603.

FEUSTKING , (Jean Henri) naquit dans le Holstein le 7.Mars 1672. 11 étoit fils de Henri Feustking Pasteur, & de Doro-thée de Molsdorf. II n’étoit âgé que de dix ans, lorfqu’il perditson père. Après avoir étudie en latin & en grec â Itzehoë &à Krempen , il passa à Rostock où il étudia en Philosophie & enThéologie. De là il alla à Wittemberg , pour se perfectionnerdans toutes les connoissances nécessaires à un Prédicateur & àun Théologien, & fut fait Docteur en Philosophie en 1692. ; IIcomposa austi & défendit publiquement quelques Thèses en Théo-logie . Son mérite l’éleva en 1697. à la charge de Pasteur & deSurintendant du Diocèse de Jessen. L’année suivante, il fut requDocteur en Théologie. En 1703. il fut fait Préposé & Surinten-dant de Kemberg , mais il ne jouit pas long-tems de cet emploi.En 1706. il fut appelle pour être Pasteur de í’Eglise de saint Bar-thélemi à Zerbst , Prédicateur de la Cour, Confesseur & Con-seiller éccléiiastique, & Surintendant du Diocèse de Zerbst-An-halt, par le Prince de ce nom , qui le retint auprès de lui.L’Universifé de Wittemberg, l’appella pour être Professeur enThéologie & Assesseur du Consistoire Ecclésiastique, en 1709.Cependant l’Electrice de Saxe voulut qu’il prêchât une fois tou-tes les semaines devant elle à Lichtenbourg. Le Duc de Saxe-Gotha l’honora aussi de la charge de Conseiller éccléiiastique :enfin, l’Electrice de Saxe le fit son Confesseur en 1712. emploidont il ne jouît pas long-tems , puis tju’il mourut le 23. Mars 1713. àl’àge de 41. ans. II a publié divers ouvrages en latin& en allemand . 11 a procuré une nouvelle édition du tbrefirévangelìco-apoftolique d’Hunnius, & y a joint Péxplication de la1. épître à Timothée de la I. fr II. de S. Jean , fr de PépistreS. Jude. On a de lui historia der agami a évangelica, stve de pri-mo facerdote , marito evangelico meletema. Hodegeticum con-cordmttale , stve de tecondito concordantiarum Lankifìanarumusií scbediasma. Historia Colloquiì Jeverensts inter Lutheranosfr Reformatas anno 1373. instituti. Sylloge Pr&posttorumKembérgenstum. Prafatio élenctica in Nicolai Hunnii mataolo-giam fanaticam, fûb nomine CoUegii tripolitani evulgatam ,Hyper assistés Lutberi. Introductio in tbrenologiam propbeticamGeorgit Scbimmeri. Gynaceum h&retico-fanaticum. Palinodia sacra, stve de retractationìbus Theologorum in rébusfidei fchedi-afìna: orthodoxia Menzeriana. Prafatio ad novam VrbanìRhtgii de formulés cautè loquendì éditionem. 11 a aulsi publiediverses dissertations théologiques ; plusieurs sermons , qu il fo-rmt trop long de rapporter ici. * Actes de Leipstc. 1713. pag. 284.

FEYRA OU AFEYRA , bourg de Portugal , dans la Provincede Beyra, près de la côte, à quatre lieues de la ville de Porto,du côté du Midi. Quelques Géographes prennent Feyra pourl'ancienne ville de Laxcobriga, que d’autres mettent à Langroi-va, village de la même Province, entre la ville de Porto & cellede Viseu. * Baudrand.

FEZ , ville & Royaume d’Afrique en Barbarie, est situé en-tre celui de Maroc & la mer Méditerranée d’un côté , & entrela mer Océane & le Royaume d’Alger de l’autre. La ri-vière Mulvia le sépare de ce dernier vers l’Orient ; l’O-céan le baigne vers l’Occident ; les montagnes d'At-las , & la rivière Omirabi le divisent du Segelmesse & de Ma-roc vers le Midi ; le détroit de Gibraltar , & la mer Méditerra-née , le détachent de l’Efoagne , vers le Septentrion. Fez estune partie de l’ancienne Mauritanie Tingitune. Ses Provinces

FEZ

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font au nombre dc sept, Tesmefhe; Fez & Azgarsur POcéan;Habat sur le détroit ; Errif & Garet sur la mer Méditerranée ;& Cirzt dans les terres. La ville de Fez étoit autre-fois Pome-ment de tous le Royaume , & de toute la Barbarie. C’est cel-le que les Mahométans appellent la cour Panent. Elle est àcent milles de POcéan , & autant de la mer Méditerranée , bâ-tie fur la riviere de Perles, ou de Fez , qui coule entre cellesde Bunafar & de Suba , où elle tombe. Sa forme étoit unquarre long, dont le milieu étoit en plaine, les éxtrêmitez encollines j & au dehors elle avoit grand nombre de fauxbourgs,dont trente-deux des plus considérables avoient, les uns cinqcent, les autres mille, & les autres deux mille maisons. Laville avoit douze principaux quartiers, soixante-deux grandesplaces marchandes, _ plus de deux cent grandes rues larges , &droites , accompagnées d’une infinité de petites, sept cent Mos-quées , & grand nombre de Collèges , hôpitaux, étuves , &c.11 y avoit austi quatre-vingt-íix portes ; cent cinquante lieux pu-blics , bâtis ii commodément, que les eaux en emportoient lesimmondices ; deux cent cinquante ponts, dont quelques-unsétoient couverts de bâtimens , & ne paroissoient point ; & qua-tre-vingt-lix fontaines publiques , outre six cent particulières.Les maisons étoient bien bâties , revêtues d’ouvrages à la mo-saïque au dehors, & peintes de fleurs, de fruits, de perspectives &partages au dedans. Entre scs Mosquées, il y en avoit cinquantesuperbement bâties, & soutenues de plusieurs colonnes de mar-bre ; la plupart n’étoient ni voûtées , ni pavées, ni lambrissées ;mais natées proprement. On dit que la plus grande avoit un de-mi miste de circuit, trente-une portes , & quarante-deux porti-ques. La Cour étoit portée fur trente-cinq arches en longueur,& vingt de largeur ; & tout le bâtiment en avoit en tout neufcent, & presque toutes ces pièces étoient enrichies de marbre.Son revenu étoit de deux cent ducats par jour, les autres di-sent de quatre cens. Entre scs Collèges , les bâtimens de celuidu Roi Habu-Honon, avoient cousté cinq cent miste ducats ; &tout y étoit travaillé à la Mosaïque, & enrichi d’or, d’azur,de marbre , avec des portes de bronze. Sa bibliothèque avoitdeux mille volumes arabes, écrits à la main, & un très grandnombre d’autres. 11 y avoit encore deux cent hôpitaux dedans& dehors la ville ; & de ceux-là , vingt-cinq étoient pour les ma-lades d.u pais, dont le prémier en pouvoir nourrir deux mistetous les jours. Les autres étoient pour les étrangers ; maisles biens en font aujourd’hui tellement dissipez , qu’on ne don-ne plus que le lit & le couvert, & en quelques uns la nourriturepour trois jours. On comptoir enfin dans Fez , deux cent étu-ves , deux cent hôtelleries , dont quelques-unes avoient plus decent chambres, & quatre cent moulins qui faisoient travaillermille ou douze cent meules. La grande place des Marchandsétoit entourée de murailles , & fermée de douze portes, com-me une ville , divisée en quinze quartiers , chaque quartier ayantses différens exercices & métiers. A douze cent pas de Fez étoitla nouvelle Fez , qui n’étoit presque que pour la maison du Roi,où étoit son palais. II faut remarquer que Fez-Belé, c’est-à-dire,Fez la vieille , fut fondée par Moulay Drice, le premier Roi A-rabe, qui commanda dans le pays. II y est honoré comme unBeat, parce qu’il força plusieurs Juifs dont il peupla cette ville,d’embrasser l’Alcoran de Mahomet. Ses descendans y demeurè-rent toûjours , & aucun Chrétien ni Juif n'ose passer par la rueoù est le palais. Son tombeau est dans les montagnes de Serhon,& sert d’asyle à tous ceux qui fuyent la colère du Roi, ou lespoursuites de la justice. Le palais où il demeuroit a le mémeprivilège. Voici en quel état Fez est aujourd’hui. La ville estbâtie fur la pente de deux montagnes , séparées par une rivière.Este n’a point de fauxbourgs , & on dit même qu’elle n’en ajamais eu. Son circuit est d'environ quatre lieues ; mais il y aquantité de jardins dans l’enceinte des murs. Elle n’a que septportes principales. Les rues sont fort étroites & ont des portesque l'on ferme la nuit, pour empêcher que l’on n’aille d’unquartier à l’autre. Les massons sont couvertes en terrasses , &quoiqu’elles n’ayent rien de beau par dehors, elles font néan-moins fort propres au dedans. C’est où sc fait tout le trafic dupays : c’est pourquoi il y a beaucoup de richesses. La ville estdéfendue par deux châteaux qui n’ont point d’artisterie. I/unest fort ancien, & scs murs sont démolis en quelques endroits ;l’autre a été bâti depuis quelques années par le fameux Mouley-Archy. On volt encore deux bastions aux deux cotez de laville , où il y a deux canons de fer dans chacun. La rivièrequi descend de Fez-Gedide, ou Fez-la-neuve , passe au milieude Fez-Belé , où elle se divise en iìx branches, qui soumissentde l’eau dans toutes les massons de la ville , chacune ayant troisou quatre fontaines. Cette rivière ainsi divisée fait moudre troisou quatre cent soixante-lix moulins , & donne l’eau à autantde bains. II y a aussi trois cent foixante-six fours pour la com-modité des Bourgeois ; & comme ils cuisent leur pain tous lesjours, les fours font toûjours occupez jusou’à quatre heures aprèsmidi. II y a quatre Gemmes ou Mosquées principales, & en-viron cinq cent autres de moindre grandeur, & moins riches.La grande Mosquée , qui est appellee Carouyn , est la résiden-ce du Cady, Pontife de leur loi. Proche de ce Temple, il y aquelques Collèges où vont étudies ceux qui désirent d'étre 'lai-tes , c’est-à-dire, Docteurs de l’Alcoran. Le plus magnifiquede tous, est celui que Mouley-Archy y a fait bâtir. Dms cesCollèges on n’étudie que la langue arabesque la plus pure, danslaquelle l’Alcoran à été écrit, & qui est tort disterente de celleque parle le vulgaire. On n'y apprend pas le latin, ni la Phi-losophie , comme quelques-uns Pont voulu fane croire. 11 y aausti quelques petits hôpitaux pour les malades étrangers, ct

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