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ceux du pays nomment Frifch-Haf II y a un bon fort versl’emboûchurc de la petite rivière dc ochon. trawemburg a El-bing au Couchant, & Braunsberg a 1 Orient Prés de-la on voitfur une montagne , l’Kglisc cathédrale de Wärmte , de laquelleétoit Chanoine Nicolas Copernic , mort Evêque en iy 4 si & leCardinal Hosius, décédé en 1577. * Ortelius Baudrand.
FR A WEN STEIN , bourg 011 petite ville de la Misiiie enhaute Saxe . Ce lieu eil dans l’Ertzgeburg , ou le Cercle desmontagnes, fur la Multe , à lix lieues de Dresde , vers le Midi.* Maty , diBion.
FR A WEN LOB, (Henri ) Auteur Allemand, mort a May-ence l’an iziy. Sa pompe funèbre fut fort singulière. Lesfemmes le portèrent depuis son logis iufqu'à la grande Eglise,firent retentir leurs plaintes par toutes les rués, Sc répandirentune li grande quantité de vin fur son tombeau, que toute l’E-glife en fut inondée : ce qu’clles firent en réconnoiífance deseloges, dont il avoit comblé leur sexe dans fes lettres. * Al-bertus Argentinensis, dans la compilation des sirif tores rerumGermanìcarum , faite far Vrfijius.
FRAXINET , en latin Fraxinetum , retraite fameuse desSarrazins , dans le IX. & X. siècle. Ce nom a été communà divers lieux, & les Auteurs modernes disputent de Pendraitoù étoit le Fraxinet, dont Luitprand fait li souvent mention ;car on met deux bourgs du nom de Fraxinum ou Fraxinetumen Espagne , aujourd’hui Frefno , dont l’un est dans l’Aragon ,& l’autre dans P Andalousie. Frallineto ou Fraxinetum, est aulliun bourg d’Italie , fur le Pô , entre Valence & Casai. Le Car-dinal Baronius a cru que c’étoit la retraite des Sarrazins. Ni-colas Chorier , qui a composé l’histoire de Dauphiné , croitqu’il étoit dans cette Province, dans ('endroit où est aujourd'-hui Fraines , bourg de Dauphiné. Peut-étre que ces Barbaresavoient diverses retraites de ce nom. 11 est pourtant fur, quela plus célèbre étoit en Provence , vers la mer, dans le Dio-cèse de Frcjus , & près du golfe de Grimaut. On la nommeencore aujourd’hui, la Garde du Fraxinet , en latin GuardaFraxineti , c’est-à-dire, le fort, ou le Chdteau du Fraxinet.11 étoit dans le bois ; Sc il est encore entouré aujourd’hui deforêts , que les habitans du pais nomment les Maures : ce quiprouve ce fait. Les armées navales qu’on envoyoit contre lesSarrazins du Fraxinet, & les secours qu’ils recevoient eux-mê-mes par mer , témoignent que leur retraite n’en étoit pas éloi-gnée. Ces Barbares ruïnoient les pais voisins , couraient dansles Provinces éloignées, Sc enlevoient tout ce qu’ils trouvoientde plus précieux , qu’ils emportoient dans leur fort. Ils y re-cevoient même des scélérats , qui leur servoient de guide pourcourir dans les Provinces voisines. Ainsi Adelbert , persécuteurdc l’Eglise , & ennemi du Pape Jean XII . se retira chez lesSarrazins du Fraxinet, pour y trouver un asyle contre l’Empe-reur Othon 11 . Ce Prince ayant soumis les Comtez de Bene-vent & de Capouë, Sc se trouvant près de cette dernière vil-le en 968. écrivit à deux des Généraux de fes troupes , Her-man & Théodoric, qu’il avoit dessein d’aller attaquer les Sar-razins du Fraxinet :Pr afint i aß are , leur dit-il, in Franciamdirigent es fer Fraxinetum ad defiruendos Sarracenos , Veo co-mité , iter arr'tfiemus , (fi fie ad vos di/fonemus. GuillaumeI. Comte de Provence , chassa entièrement les Sarrazins de sonpais, & ruina leur retraite du Fraxinet vers l’an 980. Gibalin,fils de Grimaut I. Seigneur d’Antibe , lui rendit de grands ser-vices dans cette occasion; Sc le Comte lui donna une par-tie du pais que les Barbares possédoient , lequel a depuis éténomme golfe de Grimaut , du nom de Grimaut II. neveu &héritier de ce Gibalin. Nous en parlons ailleurs sous le nomdc Grimaldi. Cherchez aussi BARGEMON. * Luitprand , liv.y. (fr 6 . Flodoard, in chron. Nostradamus , & Bouche, hi-stoire de Provence .
ERE A , Déesse des Saxons, femme de Vodan, qui étoitleur Dieu , que l’on nomme encore God parmi les Allemans.On croit que Frea est Vénus, Sc les Allemans appellent enco-re le Vendredi Freitag, Sc les femmes Frau. * Paul Varne-ftid. Diac. de Gest. Longobard . lìb. 1. Saxo grammatic. lib.1. Matth. ’Westmonaster. Guillaume Malmesburicus. Orderic .Vitalis lib. 4.
FREAUVILLE, (Nicolas de) Cardinal, que les Italienont appellé par corruption Nicolas de Farinula , étoit d’une illilire famille de Normandie , dont le vrai nom étoit Caignet.fut ainsi appellé d'un lieu dont fes parens étoient Seigneurssitué en Normandie dans le pais de Caux entre Dieppe & Neichâtel. Nicolas naquit vers l’an i2yo. entra dans l’Orxlre dsaint Dominique , y enseigna la Philosophie & la Théologie& fut enfin choisi en 1299. pour être Confesseur du Roi Philippe le Bel. Enguerrand de Alarigny , qui étoit parent de Nicolas, ne contribua pas peu à déterminer le Roi en fa faveuron voulut inutilement lui rendre fa fidélité suspecte ; fes ennemis furent confondus , & il justifia la confiance que le Roi avoien lui par fa conduite envers Boniface VIII . qui lui ordonn;de comparaître dans trois mois devant lui , pour être puni d<les forfaits ou pour se justifier , s’il lui étoit possible. Nicolation-leulement n’obéit pas à cet ordre , mais dans les troimms, cest-a-dire, le 26. Juin de Fan i;o;. il adhéra à Pappeou K01 au Concile général. Après la mort de Boniface VIIIoc celle de Benoit XI. son successeur, la paix ayant été rétane , Element V. fit Nicolas de Freauvillc Cardinal, le iyim^!+ t c e J ? n 1 l°v & aussi-tôt il l’employa dans les plus1 r r antes affaires, où ce Cardinal eut le bonheur de setisfei-
tèri-tl ZZZT e c ape & B°i, quoiqu’ils eussent des in-terets fort opposez. En ryry. il fut fait Légat en France pout
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y proposer la croisade, & il trouva assez de gens qui prirent lacroix de ses mains avec le Roi & les Princes ; mais tout celan’eut point d’éffet. B travailla aussi par ordre du Pape à as-surer la paix entre le Roi & les Flamans, & fut chargé en mê-me teins de consommer l’affaire des Templiers . Après fa Lé-gation il assista au Conclave , où fut élú Jean XXII . qui ne l’e-stima pas moins que son prédécesseur , & ne contribua pas mé-diocrement à avancer la canonisation de saint Thomas d'Aquin ,qui fut faite & publiée le 18. Juillet i}2?. Le Cardinal deFreauville mourut à Lyon le 14. Février 1524. & son corps futporté à Rouen , dans la maison de son Ordre à laquelle isavoitfait beaucoup de bien de son vivant, & qui se sentit encore desa libéralité après fa mort. Son tombeau fut brisé par les Cal-vinistes dans le XVI. siècle, & fes os dispersez, tì avoit écritdes livres rituels , dont Cortez s’est servi dans son traité deCardinalatu. * Echard , f cris t. ord.frad. tom. 1.
f RECHT , ( Martin ) Ministre Protestant d’Allemagne , deSoiiabe, suivit les sentiment de Luther , & les enseigna à Hei-delberg & ailleurs. Depuis il fut Ministre àUlm vers l’an r y 28.& fut employé dans les affaires de son parti. II se trouva l’an1546. au Colloque de Ratisbonne . Ensuite il refuse de foutcrire au décret que ('Empereur Charles V. fit publier l’an ly^F.a Ausbourg sous le nom A’ Interim. Martin Frecht se retiraalors à Tubinge , où il enseigna avec réputation, & où il mou-rut fort âgé le 14. Septembre iyy6. U a composé quelquesouvrages. * Melchior Adam , in Fit. Germ. thelog. Sleidan.Cruíius, &c.
FRECULPHE , Evêque de Èilieux, fut élevé sor ce siègeavant l’an 824. où il fut envoyé par Louis le Débonnaire à Ro-me pour l’affaire des images, dont il rendit compte dans le Con-cile de Paris de l’an 829. 11 assista au Synode de Thionville en 8;y. & à celui de Quere yen 857. & fut chargé de lagar.de d’Ëbbon. 11 fut aussi présent au Concile de Paris de l’an846. & à celui de Tours de l’an 849. Rabanus Maurus, Ab-be de soldes, avoit tant de considération & d’amitié pour luique ce fut à fa prière qu’il entreprit un commentaire sor leshuit premiers livres de ('ancien Testament. II est Auteur d'u-ne chronique divisée en deux parties ; la première est, depuisle commencement du monde , jufqu’à la naissance de Jéfis-Chrift-, Sc l’autre depuis la naissance de Jéfùs-Chrìfi , juíqu’àl’etablissement des Franqois & des Lombards. Freculphe mou-rut en 8y L * Sigebert, incatalogo. Trithéme , de jeriftorib.ecclefl Bellarmin , &c.
FREDDO, anciennement Acis , rivière de la vallée de De-mona en Sicile , qui se décharge dans le golphe de sainte Te-cle, entre celui de Catania & ('embouchure de la rivière deCan tara. * Baudrand.
FREDDO, FREDANO, petite rivière de Toscane , quicoule dans le territoire d’Arrezzo . * Maty , diBionnaire.
FREDEGAIRE , surnommé le Scholasiique , vivoit dans leVni. siècle. II écrivit par le commandement de Childebrand ,frère de Charles Martel , & oncle du Roi Pépin le Bref, unechronique qu’il commença où finit ('histoire de Grégoire de,Tours , Sc qu’il continua jtîfqu’à la mort du même Pépin. Cetouvrage a été publié jufqu’ici , comme un supplément aux dixlivres de l’histoire du même Grégoire de Tours. MarquardFreher le fit imprimer, &_ on le mit ensuite dans la bibliothè-que des Pères. Du Chclhe , qui a corrigé depuis ('ouvrage dcFredegaire , l’a inféré dans le 1. volume des Auteurs de l’Hi-stoire de France . * Voslius , de biß. lat. Le Mire, in auB. (fie.
iS * Quoique l’on donne communément le nom de Fre-degaire à l’Auteur de ('abrégé de l’histoire de Grégoire de Tours ,Sc de la continuation de cette histoire ; ce nom ne se trouvepas dans les manuscrits, où ces deux ouvrages sont anony-mes. On a cru que ('Auteur vivoit du tems de Pépin ou deCharlemagne , çarce que se chronique étoit continuée jufqu’autemps de ces Princes ; mais on a découvert par ('ouvrage mê-me , & par les manuscrits , que l’Auteur avoit fini son ouvra-ge à la seconde année de Clovis , 640. de Jéfits-C.hrifi, &quela fuite est de plusieurs continuateurs qui y ont feit Tun aprèsl’autre des additions, comme on le peut voir dans sédition quole P. Ruinard a donnée de cette chronique avec les oeuvres desaint Grégoire de Tours .
FREDEGON DE j femme de Cbilferic I. Roi de France ,s’est rendue odieuse par son impudicité, par sa cruauté & parses trahisons. Elle étoit native a’Avaucourt en Picardie , d’unenaissance obscure, & entra au service de la Reine Audoiiairc.Chilperic époux de cette Princesse, avoit déja trois fils d’elle,lorsque par les conseils de Frédegonde , elle voulut servir demarraine à l’une de ses filles. Chilperic croyant, selon les ca-nons, ne pouvoir plus habiter avec elle, la répudia, & épou-se en y 67. Galfûinte ou Galfinte, fille ainée d ’Athanaçélde Roides Visigoths en Espagne , laquelle peu de tems apres sot asseísinée dans son lit par ordre de Frédegonde , que le Roiépousa alors, Sc qui fit aulli j ester Audoùatre dans un torrentvers l’an y 80. Cette cruelle femme inspira mille injustices àson mari contre ses sujets, qu’il chargea d’impôts, & contre fesfrères, qu’il attaqua jusques dans leurs Etats. Chilperic recom-mença la guerre quarte fois de fuite ; & ayant eu le dessousla première sois , il fut assiégé par Sigebert dans Toumav , oùil ne lui resta pour secours que la rage de Frédegonde . Elle fitassassiner Sigebert par deux nommes qui portoient des coùteauxempoisonnez ? afin de taire le coup plus sûrement en yyy. Quel-que tems apres , elle fit aulli assassiner Meroùée, fils de Chil-peric , qui avoit épousé sa tante Brunehaud. Clovis , son frère