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Othon V. dit le Grand , Comte de Schiren , de tuer un desLégats , qui soûtenoit le contraire , & les renvoïa avec mépris,défendant expressément à toutes sortes de personnes d’aïler àRome. Le Pape, pour l’appaisev , lui envoya d’autres Légats en 115 8-& expliquant ses premières lettres par d’autres qu’illui écrivit, il lui manda que fa pensée estoit, qu’il lui avoit don-né la couronne , comme un bienfait, & non comme un fief,mais qu’il la lui avoit mise sur la tête par une cérémonie , &
--- - - s ,ac- - j. Rrnnehaud & de Ç.MI- non pas de plein droit. Ensuite Frédéric rechercha exactement
tran, & n ?^ha nen pot r sc detaire de tírunenauo^^ fon ses B^s Sans l’Empire. Ce soin lui fit des affaires avec A-
debert, quelle am i trahison f elle arma puis- dnen, qui l’auroit excommunié, s’ìl ne fut mort peu de tems
crime. Ne pouvant k> P" ^ défit lès troupes après en 11,-9. Frédéric estoit entré en Italie , ou iPprit Mi,
samment contre: u.ÍÂVris , avec les villes Lm, Bresce, Plaisance, Lies autres villes de’ Lombaîdie. La
en í9i. ravagea la Ch s^^vèes Peu après , victorieuíè & melintelhgence , qui avoit este entre le Pape Adrien IV . & l’Em-
voisines qu on lui av fameuse oar ses crimes que par pereur, continua sous Alexandre III . son successeur. Ils en vin-
triomphante, ma.s nco p tameuso ^r les ^ à une guerre ouverte. Frédéric courut aux armes, &
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boni«. On met ià mort vetsj'an
eut le même malheur, auffi-bien que Prétextât , Evêque deRouen que les Ministres de cette furie égorgèrent un jour dePâques, lorfqu’il officioit dans son Eglise. Chilperic son mari,mourut de même en ; 84 - par la main d’un affailìn , suborne ,dit-on , par sa femme, dont il avoit découvert les amours cri-minelles avec Landry, Maire du palais du Roi Clotaíre II.Quelques Auteurs éclairez s’inserivent en faux contre ce fait.Frédegonde sc retira à Paris , se mit sous la protection de Gon-% n’onhlia rien Dourse défaire de Brunehaud & deChil-
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main des Prez à Paris ; & ils furent trouvez sous le porche decette Eglise le jour du Vendredi saint, 5. Avril 1645. Grégoirede Tours , sp 6. Aimoin, 1 . Frédegaire . Valois, &c.
Alexandre se servit des anathèmes de l’Eglise. Le prémier pourfaire dépit au Pape, prit le parti de Victor Antipape, que lesRomains avoient élû contre Alexandre , & celui-ci vint chercherune retraite en France . Le Roi Louis se Jeune tâcha inutile-ment de les accorder. Alexandre estoit retourné à Rome , oùFrédéric Pestant venu afliéçer, emporta la ville en 1167. desorte que le Pape fut obligé de se déguiser en pèlerin , pour sesauver. Calix Antipape fut mis en la place de Victor, mort
grandduite
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Diocèse. Après la mort de saint Ricfride , le Cierge L le peu-ple P élurent Evêque ; mais pour lui faire accepter cette digru- , , -, - r r — 1- — >. - - -----
té. il sot nécessaire ciue PEmpereur Louis se Débonnaire m- rater Ja ville , & labourer le terrain, pour y semer du sel. Ale-’ 11 - ne - ■ q - r.-f a xandre 1 excommunia en n68. le déposa de l’Empire , & tûs-
ìxotnl-i lue r.nta*-«-. rJ,, ('n*"***** ^
u. im u^vwuuuy s - 1* _ * n là xanure i excommunia en iiôjj, le aepoia ae iLmi
terpolàt son autorité. Cet Empereur le , 4 trnuvè- pensa lès sujets du serment de fidélité. Frédéric s'en mocqua
présence, & traita ce jout-la tous les veq ^ A, , . d’abord; mais estant obligé de quitter Rome , il vint à Pavie,
rent à la Cour. Saint Frédéric estant de e ^ _ ,?—, & de-là en Allemagne , où il seut que vingt-cinq villes de Lom-
avec un zèle extraordinaire.
pris qu’il y avoit un grand nombre d’herétiquesqui combattoient le mystère de la Trinité , & dont les uns fui-voient les erreurs de Sabeliius , & les autres celles d’Arius ,il alla pour réduire ces esprits obstinez , & les réunit à la Re-ligion catholique. C’est ce qui lui donna sujet de composer unpetit symbole sur le modèle de celui de saint Athanase , lequelil envoïa aux Curez de son Diocèse, pour expliquer à leursParoissiens le mystère de la sainte Trinité. De-là il revint àn.— „L. mwí rieiiv assas
111S- mais il perdit une bataille, & son fils Othon fut vaincupar les Vénitiens dans un combat naval, ce qui le fit songera se réconcilier avec le Pape, qui estoit à Venise . II n’eut pasbeaucoup de peine à en venir à bout ; Alexandre le reçut vo-lontiers le 24. Juillet 1177. & le lendemain jour de saint Jac-ques le Majeur , il lui donna l’absolution & le communia. Quel-ques-uns ont écrit, qu’en cette réconciliation, l’Empereur estantà genoux, & demandant pardon au Pontife, celui-ci lui mit le
les mariages incestueux. Us l’attendirent t ,
Messe, & l’affassmèrent dans la chapelle de saint Jean-Baptiste,où il s’estoit retiré. L’histoire de ce saint Evêque , rapportéear Surius & par Molan , & dont le manuscrit se garde danses archives de l’Eglise d’Utrecht, dit que ces assaílìns avoientesté envoyez par l’impératrice Judith , seconde femme de Louis .
se Débonnaire, laquelle haïssoit extrêmement Frédéric, parce qu’il rends avec Luce III. & Urbaindéíàprouvoit son mariage avec l’Empereur, qu’il le traitoit d’incesteL qu’il avoit même résolu d’excommunier cette Princesse, lì elle nese séparait de PEmpereur. Antoine Godeau , Evêque de Veti-ce en son V. tome est aussi de ce sentiment, & dit que l’assas-srnat de Frédéric sot une des causes qui rendit Judith plus odieu-se aux Evêques & aux Grands du Royaume, Baronius assure lamême chose en ses notes fur le martyrologe; mais en l’an-née 8;8- de ses annales , il embrasse une opinion contraire
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Utrecht, ou peu dannees apres, deux assassins vinrent exprès, r . lui Sit - U eíi écrit Vest m nse-mme
armez de noienards pour le massacrer , parce quil empechoit pied lur la gorge , & lui dit. se e// écrit, ^ceit au pieaume
armez cie poigna ^ p ^ IWmaiwnt b, ^ qu ’ji eut à la 9°- ) vous marcherez sur l aspic (s le bastln y <jr vous foule-
■ rez aux pieds le lion fp le dragon-, Que Frédéric répondit:
Ce ríefl pas à vous à qui je fais cette soumission, mais à saint
Pierre ; & que le Pape répliqua : fp d saint Pierre fp d moi .Le Cardinal Baronius réfuté ce récit comme une fable. . Quoi-qu’il en soit après cette paix , Frédéric eut de nouveaux diffé-rends avec Luce 111 . & Urbain III. successeurs d’Alexandre.Ces Papes vouloient que Frédéric leur rendit les Estais, quela Comtesse Mathilde avoit léguez au saint Siège ; & qu’après'la mort des Evêques , il s’abstint de s’approprier leurs meubles,de déposer les Abbesses débauchées, & de retenir leurs biens ,fans en mettre d’autres à la place. Frédéric vouloit que cesPapes couronnassent Henri son fils, ce qu’ils refusoient. Ur-bain III. Grégoire VIII. & Clément III . qui gouvernèrent l’K-glise successivement, avoient résolu de l’excommunier; mais la&crök que ce" crime a esté suppose à Judith par les ennemis P/udenee les obligea de dissimuler Enfin en 1188. Frédéric
deïouís^se 6 Débonnaire , & par les partisans de ses enfens du lestant de nouveau réconcilié avec Clément III . se croisa avec
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prémier lit. C’est ce qui doit passer pour certain , mais il n’enest pas moins vrai que saint Frédéric mourut pour ía défense dela loi évangélique, & qu’il mérite justement le nom de Mar-tyr , comme l’Eglilè le lui donne en son martyrologe. Sa mortest marquée en l’année 8?8- * Surius. Baronius , martyrol.
fp annal.
EMPEREURS.
FREDERIC, FEDERIC ou FRIDERIC I. de ce nom, Em-pereur , dit se père de la patrie , eut aussi le surnom de Bar-berouffè , à cause de la couleur de son poil roux. II estoit filsde Frédéric Duc de Soiíabe , frère de PEmpereur Conrad III. &de Judith , fille à’Henri dit le Noir , Duc de Bavière , & futélu à Francfort, le 4. Mars 1152. dix-sept jours après la mortde Conrad 111 . son oncle. D’abord il s’appliqua à pacifier l’Al-lemagne, ce qu’il fit assez heureusement; & Pan 1149. il passaen Italie, & fut couronné à Rome, par le Pape Adrien IV . leJ 8- Juin. Dans ce voïage , il soumit quelques villes , qui s’e-stoient révoltées contre lui. II prit & rasa Tortone , qui lui fer-ma les portes; il obligea Veronne à le reconnoitre & à lui payerune somme d’argent ; força Tivoli de se soumettre à l’Eglife ; as-siégea Milan, qui aspirait à la domination de la Lombardie ,
& en prit les fauxbourgs. Lors qu’il sot de retour en Allemagne, il calma quelques troubles ; & saunée suivante, estant \
Besançon , il reçut deux Lég: 1 " ' ' - J — '--
tres par lesquelles il le prioit
Anglois , qu on avoit artete c», ìui,u,h^u,. , ... ,/.i,uruw. — — — — £ - —— „ , .
plus aisement, il le prioit de lè souvenir que l’année précéden- Décembre 1210. Le Pape Innocent 111 . approuva cette élection;
te , il lui avoit donné la couronne impériale. Ces paroles cho- & Frédéric , qui étoit en Sicile, passa en Allemagne , pour y
quêtent PEmpereur, qui répondit en colère , quil ne tenoit soutenir son droit. Son élection sot confirmée aux Estais aí-
PEmpir« que de Dieu & de sélection des Princes, II empêcha semblez à Francfort , & il sut couronné à AixJa-Chapelle en
Tome IV. X » 1212.
plusieurs Princes Chrétiens, après la prise de Jérusalem par Sa-ladin en u 87- & partir en 1189. avec une armée de cent cin-quante mille hommes. II traversa la Hongrie , & hiverna à An-drinople ; puis ayant passé l’Hellefpont un Vendredi 28. Mars ,il défit lix mille Turcs le 7. Mai; dix-mille le 15. jour de laPentecôte, & le 19. il prit Cogni. Ensuite il s’avanqa vers laPalestine & s’y noya le 10. Juin 1190. en se baignant dans larivière de Cydne , qui passe par la ville de Tarie en Cilicie ,après un règne de 57. ans , mois & 7. jours. Frédéric estoitbien fait, courageux , franc , libéral , constant dans le bon-heur & dans le malheur ; il avoit du íçavoir, & une mémoiremiraculeuse. 11 composa des mémoires de fa vie, & les donnaà Othon d’Autriche, Evêque de Erhingen , son cousin, qui s’enservit pour son histoire. Cet Empereur avoit épouse 1. AdeUe ,fille de Thierri Marquis de Vohburg , qu’il répudia fous pré-texte de parenté. 2. en 11 ; 6. Béatrix , fille de Renaud , Com-te de Bourgogne, dont il eut Henri VI . qui lui succéda ; Fré-déric Duc de Souabe ; Othon Comte de Bourgogne ; ConradDuc de Soiíabe après son frère ; Philippe Duc dê Toscane , &Empereur ; Sophie , femme de Conrad Marquis de Misnie ; &Béatrix , Abbesse de Quintelbourg. * Othon de Fritingen , inPreder. Radevic. Blondus. Jean B. Egnatio. Eneas Silvius. Ba-ronius , &c. Pierre de Blois , qui a écrit une lettre au sujetde la mort de Frédéric , epísi. 172. in edit. 1667.FREDERIC lh Empereur, que les autres nomment Roger-