PRÉFACE. xj
Mais ni l’exposition des principes, nimême les exemples étrangers ne suffisentpas pour convaincre chaque Nation de îâpossibilité d’une réforme , parce qu’onoppose à ceux-ci la différence de Tétât deschoses & des circonstances. Si la théorieest commune à toutes les sociétés, fi lesloix de Tordre social & leurs déductions fontpar-tout les mêmes, il est nécessaire , pouramener les hommes au point de deíirerce changement, & le rendre plus facile parla conviction , d’appliquer cette théorie àTétât de chaque Nation, d’étudier sonadministration, la maniéré dont son revenupublic est établi, la forme & le détail deses impôts ; de calculer ce qu’ils rappor-tent , & ce qu’ils lui coûtent directement& indirectement; de montrer les avantagesde leur conversion ; d’indiquer les ressour-ces ; d’en évaluer Tétendue pour le mo-ment ôt pour T avenir ; de proposer les modi-fications que la prudence peut exiger pouradoucir le passage d’une révolution , pourménager les intérêts & même les préjugés,