LIVRE I , CHAPITRE II. i;gérés y influent à l’eíFet de l’exagérer ou de leréduire. Nous sommes tellement entourés d’im-pôts & de prohibitions j qu’il n’y a parmi nousaucune production, aucun travail qui soit à sonvrai prix.
a 5 °. Dans le prix d’un ouvrage de main d’œuvre,il saut néceííairement distinguer deux valeurs : celleds la matière première. Sc celle de fabrication &de commerce. Cette seconde valeur est purement
de la concurrence libre. Qu’elle ne s’inquiete point des dé-tails du commerce Sc de l'industrie : ces travaux s’animent& s’étendent en raison de la malle des productions, Sc del’aisance générale qui en résulte ; Sc il vaut mieux trouverchez soi beaucoup d occupation Sc de salaires , que de couriren chercher au loin.
8°. Le plus grand avantage des ouvrages de main-d’œu-vre dans le commerce étranger , consiste en ce que conte-nant une plus grande valeur fous un moindre volume, ilsépargnent les frais de transport, Sc présentent une facilitéde commerce. C’est par cet endroit, bien plutôt que parle bénéfice qui en revient à leurs agens , qu’ils font utiles.Mais si , au lieu de considérer ce commerce d’industrie fousce point de vue, on le recherche pour lui-mcme ; si aulieu de f envisager comme pouvant contribuer à sou-tenir la valeur des productions , comme une branche dela liberté du commerce extérieur, dont il est essentiel dejouir en toute circonstance & sans exception, on f ambi-tionne relativement au bénéfice de la main-d’œuvre Sc dutrafic ; si, pour obtenir la préférence & multiplier ces tra-vaux , on fait tomber la valeur des productions en premiersmain par des prohibitions, comme on n'a que trop fait dansle siede dernier, alors on sacrifie, par la plus terrible mé-prise , les travaux productifs aux travaux stériles, & auprofit mercantile la richesse nationale.
p°. Ce font principalement les ouvrages de luxe qui fontdans le cas d’être recherchés par l’étranger , Sc leur matièrefe tire , pour la plus grande partie, du dehors : par consé-quent leur fabrication ne contribue à soutenir la valeur des