LIVRE I, CHAPITRE III. zttaire en augmentation de dépense 3 en tant qu’il nereçoit son revenu que pour le dépenser. Or, l’im-pôt qui porte sur toute la classe salariée, qui nedoit rien, puisqu elle ne vit que de ce qu’eíle gagneau service des deux autres , la force d’exiger deplus forts salaires, qui la puissent mettre en étatde satisfaire à l’impôc qu’on l’oblige d’avancer. Ladépense du revenu se trouve donc renchérie deroute part _, tant dans la dépense personnelle dupropriétaire, que dans celle qu’il Fait à la classesalariée. C’est-à-dire, qu’avec trois mille livresde revenu il ne peut remplir que l’étendue debesoin qu’il satisferoic avec deux mille quatrecents livres, par exemple , fi toutes les dépensesécoient immunes , & que cous les prix fussent àleur taux naturel.
38°. Le Souverain, qui ne reçoit l’impôt quepour l’employer, éprouve de même fur toute ladépense du revenu public le renchérissement quel’impôt indirect nécessite sur toutes les dépeníes.II en supporte sa part; & cette surcharge, quirend insuffisante la somme qui pourroit íuffire fi-les dépenses éroient immunes , réduit à la néceificcd’exiger un impôt plus considérable. C’est un esterindispensable de l’impôt indirect ,, auqueí on nesait pas assez d’attentioir.
3 9°. Le propriétaire ne gagne donc rien à cetteforme d’imposition. En vain a-t-il cru se déchar-ger d’une partie de l’impôr en le partageant avecles deux autres classes, puisqu’il retombe sur luitôt ou tard.
40°. Non seulement il n’y gagne rien , mais i! yperd infiniment : & cette forme vicieuse est. b,
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