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Tome Premier
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34 LIVRE I, CHAPITRE IV.

net , en diminuant la recette de la classe pro

ductive.

On ne pourroit donc exiger de cette classe qu’unimpôt personnel. Mais fur quelle base l’aíleoir ,Sc à quel titre le demander ? Y a-t-il autre choseici que des frais Sc un emploi de la reproduc-tion, dont la portion libre doit avoir fourni lapart de la Souveraineté par un partage régulier ?Des gens qui n’ont que des salaires & des béné-fices réduits au plus juste prix par la concurrence ,peuvent-ìls supporter un impôt sans s’en indem-niser sur ceux qui les payent, Sc par conséquentsans renchérir les frais de culture pour la parc quien tombe fur la classe productive, ôc fans greverTemploi du produit net dans la main du Souve-rain & des propriétaires ?

Tout est donc préordonné , pesé, mesuré parles loix de la justice, d’après les loix de 1 ordre phy-sique qui assignent aux dépenses sociales une partdans le produit net. 11 ne s’agic que de savoir sices loix sont faites pour gouverner les sociétés.

Je proposerai cependant dans cet Ouvrage delaisser subsister les impôts personnels qui existent,Sc même d’en ajouter un nouveau. St l'on m''op-pose que cela est contraire aux principes que j’aimoi-même établis, j’en conviendrai j Sc je répon-drai que dans un moment de réforme il n'est pastoujours possible de se conformer exactement auxprincipes , fur-coût lorsqu’on est gêné par une detteconsidérable ; mais qu’il faut les connoître Sc lesavoir continuellement fous les yeux , pour s’enrapprocher le plutôt qu’il est possible, Sc ne pluss’en écarter.