48 LIFRE I, CHAPITRE Vî.fussent réunies immédiatement à la couronne. Ainsi,pour retrouver aujourd’hui ìa même proportion derichesses renaistames fur !e territoire plus grandcl’u n tiers , il taudroic que le Dixieme de tout leRoyaume donnât deux cens dix millions. Or la Taillee!ì environ de quatre vingt millions lur les paysd'El ction. AioutwZ y, li l’on veut, dix millionspour cequi rient lieu deTadle dans les pays d’Etats,& quarante millions pour le Dixieme générai : cen’est que cent trente millions. Mais ìa faille Sc leDixieme réunis emportent bien !e tiers du revenu.Quand on f ppoíêroit, ce qui n’eít pas, que laTaille , du temps de Louis XI , fût au cinquièmedu revenu, ce cinquième donnoit une valeur ac-tuelle de cent quarante millions fur le territoiremoins grand d\m tiers : le cinquième devroir doncdonner fur le territoire actuel deux cens dix millions.Or !a Taille, qui réunie au Dixieme, est bien autiers du revenu 3 ne donne que cent trente millions.Louis XI, au rapport de Philippe de Commines ,retiroit de la Normandie neuf cent cinquante millelivres , & cette somme réduite au numéraire actuel& à la valeur comparative du feptier^ équivautà-peuprès à vingt-six millions.
Mais on ieve aujourd’hui, non pas !e dixiemeni le cinquième, mais le tiers par la Taille & leDixieme réunis , & ces impôts ne rendent quecent trente millions. L’état du territoire est doncbien changé. Et quelle peur en être la cause, íìce n’est la nature & la multiplicité des impôts,leurs frais énormes de perception, ct leurs c-ffctsdestructeurs , qui ont attaqué progressivement Lsavances de la culture ct tari la reproduction ?
Voyons actuellement i’écac du revenu public
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