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Tome Premier
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5© LIVRE I , CHAPITRE VI.dix-sept millions , le Royaume étant accru cTuntiers. Voyons si avec cette sommeil est aussi richeque l’étoit Louis XII . Trois cent soixante dix septmillions divises par vingt 3 donnent dix-huit mil-lions huit cent cinquante mille Jepúers. II faut d'a»bord en ôter le tiers, puisque le Royaume est ac-cru d J un tiers depuis Louis XII . Le tiers est defix millions deux cent quatre-vingt mille septiers ,lesquels ôtés de dix-huit millions huit cent cinquantemille , il reste pour point de comparaison doutéemillions cinq cent soixante-dix-sept mille septiers .

Le Roi a donc doiqe millions cinq cent soixante -dix sept milleseptiers comparativement à Louis XII ,qui en avoit èfùitlìge millions , ou au ir.o : ns dou^e jJVîais Louis XIl-avoir doupe militons de septiersà dépenser libreînënt, Sc sans autre charge quela dépense publique. Le Roi , au contraire, doitcent trente millions d’arrérages , Sc même centquarante , y compris les gages. Cette somme decent quarante millions divisée par vingt liv., prixactuel du septier , donne sept millions de septiers 3dont se trouve grevé le revenu public. Le Roi nese trouve donc plus avoir que cinq millions cinqcent soixante-dixsept mille septiers employables àia dépense publique , comparativement à LouisXII , qui relativement à la même étendue de ter-ritoire j c’est-à-dire aux deux tiers du territoireactuel 3 jouiiToit de dou^e millions. Quelle énormedifférence !

La surcharge de ces cent quarante millions d’ar-rcrages Sc gages vient des emprunts Sc créationsd’Offices par lesquels on a, de regne en regne ,tâché de réparer le vuide de i’impôt par tous lesmoyens possibles. II est donc clair que plus on