5 S LIVRE I, CHAPITRE VI.se soutint que par les secours continuels du Gou-vernement tic de ses Actionnaires , & a fini parimpuissance en
Donec deceptus & exjpesNequicquam fiindo sujpiret nummus in imo.
Perse.
L’administration de Colbert a-t-elle été plus fa-vorable à l’industrie ? II crut la faire prospéreren grevant celle des étrangers, & en lui assurantla préférence par le bas prix des denrées ; maisil ne réussit qu’à leur donner le funeste exempledes prohibitions & des tarifs, & à ruiner le ter-ritoire. II établit à grands frais quelques manufac-tures de luxe, qu’il dota de privilèges exclusifs ,tandis que l’industrie vraiment nationale tomboitpar le défaut de consommation intérieure. En esset,ì’industrie ne peut prospérer qu’en raison de l’ai-sance nationale, qúi ne peur naître que d’uneriche culture. Ainsi, sans autre examen , dès qu’ila ruiné la culture par des impôts indirects, pardes droits de sortie, par i’excluíîon de la naviga-tion étrangère,& sur-tout par le bas prix des grainsqu’il a maintenu, il a nécessairement ruiné l’indus-trie la plus importante, la plus étendue , la plusfavorable au débit des matteres premieres du ter-ritoire , la feule vraiment intéressante à la Nation.Mais il ne s’est pas contenté de la ruiner indi-rectement; il lui a donné une attention particu-lière , & fesser de ses foins a été de ia grever defrais, de la soumettre à un régime réglementaire,de vouloir diriger ses opérations , d’aggraver le jougdes maîtrises, & d’y assujettir les branches- qui y