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Tome Premier
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94 LIVRE I, CHAPITRE XII.tel mort, & qui afferment à forfait tant les terresque le profit du troupeau. Ces sortes de fermiersgagneront pendant le restant de leurs baux le bé-néfice entier de la réforme.

On opposera peut-être que la régénération desavances, que je présente comme un effet de la ré-forme , n'est pas un effet propre & particulier àcette cause 3 attendu qu’une somme quelconqueajoutée aux avances primitives trop foibies , don-nerait la même progresiion.

Je réponds que de même que la spoliation desavances a été un effet inhérent aux impôts indi-rects, par la raison inverse , leur régénération serale fruit naturel & nécessaire de la réforme. II esttrés-vrai qu’une somme quelconque ajoutée auxavances primitives trop foibies, produirait le mêmeeffet : mais je demande par quel autre moyen onpeut procurer à la culture le retour d’une pareillesomme. Sera-ce le Gouvernement qui distribueraaux cultivateurs 154 millions que leur vaudra laréforme? Et où prendrait-il cette somme, puisqu’iln’a de revenu que celui qu’ii leve, & qu’il n’ena pas certainement trop pour les besoins publicsôc les arrérages ? Sera-ce les propriétaires ? Maisleur revenu épuisé de toute part, & réduit à rienpar l’impôt indirect, leur permet-il cette dépense?II y a en tout ceci une progrestìon & un enchaî-nement nécessaire : c’est le dcfaut d’avances quia si fort diminué le revenu ; mais les avances nemanquent à la terre que parce que de longuemain fimpôt les a enlevées. Par quelle voie est ildonc possible de les rendre à la terre, si ce n’estpar la réforme de l’impôt qui en fournit les moyensfans rien prendre fur le revenu actuel de l’Etar,lequel, malgré l’épuifement des sujets 3 ne peut