LIVRE IX, CHAPITRE IL 161acquitta ioo millions de capitaux de rentes fur i E-tat, & racheta pour f5 millions de domaines. IIremplit les arsenaux d’armes, artillerie & munitionspour 11 millions, dépensa 5 millions à réparer lesfortifications. II mit le Roi en état de dépenser lixmillions en bâtimens, un million en manutactures,1,800,00c liv. en meubles, 6 millions en libérali-tés , 6 millions en turcies, levées Sc canaux j & en1610 il se trouva dans les coffres du Roi, soit réel-lement, soit en crédit, une somme de 41 millions»L’argent étoit alors à 20 liv. le marc. Or en 1596,les finances éto-ient tellement au pillage, que ieRoi ayant besoin de 800,000 écus pour le sieged’Amiens » & ayant demandé cette somme à sonConseil de Finances avec les instances les plus pres-santes , il ire put en rien obtenir.
Ce fur alors qu’il prit la résolution de confier àSully badm nistration des finances, ou du moinsde le faire d’abord entrer dans le Conseil desFinan-c s, pour s’éclaircir si la nécessité où il se mouvoirprovenoir de la malice & mauvais ménage, oud’une vraie diminution des revenus; S: e’est à cetteoccasion qu’il lui écrivit cette lettre si connue : ... »Or ai je jetté les yeux fur vous pour m*en servir encette charge , & ne doute nullement que je ne reçoiveutilité & contentement de voire adminiflration , fivous me voulc £ donner votre foi & votre parole ( carje fais que vous en faites cas de me jer, ir loyale-ment, d'être aujjl bon. ménager de n:on bien à monprofit, que je vous Tai toujours vu être du vôtre , ò’de ne dfirer fa've vos affaires que de mon fiçu & parma pure lité'alité, qui fera affe^ ample pou; un hommede bien & un esprit réglé comme le vôtre. C’efi doncmaintenant à vous à prendte réjolution de Juivre ab-