seeifrs contra ftelerie,tentr bouticque& 1:
1408 De la CofmographieDes meurs& facons des Egy-
Priens.
Es Egyptiens ont efte quafiles premiers d'ontles autres nations ontapprins& re:ceuloix,fagelfe,meurs& reigle de viure. Car nous lifons qu’Homere s° en eftallélà pour apprendre, Dedalus aufsi,Solon,Platô& plufieurs autres. Combien donc— qu'ilzayent ette payens&fans dieu,ilz fe font neantmoins eftudiez a preudhommie&honneltere,& parleur honnefte conuerfation attirofént communement les eftangers&gens de bien, tellement que c'eftoita qui y pourroit aller, pour apprêdre d’eux ce qu’onnepouvoir ailleurs trouuer. Autresfois leurs femmes auoyentacouftume de trafficquer,tenir ho
:—chander. Etau contraire les hommes fe tenofent en lamaifon,s’addonnantz a la tiffirre, portantz les fardeaux fur la celte,& esfemmes les portoient furles efpaules. Les femmes pifloienr tou“[debour,& les hommesaccroupiz. Communement ilz defchar-geoiensieur ventre alamaifon,& bancquettoient estues, Il n’yauoit point defême quiexerçaft facrificature ny de dieu,ny de de-effe Plufieurs nations tondent leur chef es funerailles,& faiffene
urs cheueux,& tondoienc{eurs barbes. Ilz peftrifoiër auec les piedz,& manioient la boueauec les mains, Îlz vfoient aufsi decir-concifon,& couppoilent les pellicules. Izrengeoientieursiet,tres à la façon des Hebrieux, de la dextrea lafeneftre. Les facté.ficateurs rafoienc leurs corps de trois iours en trois fours, de pao-ur quiil ne demoutaft quelque ordure fur eux quand ëz facrifio.ient.lIz portoienthnbillementz de lin fraifchemé lauez difanrzl qu’iz eftoiér circonciz pour eftre netz, pource qu’il vault mieuxeftre net que beau. Îl n’y auoit queles facrificateurs quiportafiéelarobbe delin& les fouliers de papyer, qu’eft vn arbrifleaucro-ifantenEgypte. Ilznefemoient point de feues& n'enmengeo-
ient nô plus de celles qui croilfent ailleurs. Il eftoit mefmes defendu aux prelires delesvoir,
pource que c'eltvn legumeimmôde I=fe lauoiët tous les fours d’eauefroide,trois fois deio- ur,& deux fois de nuit. T'ousles Egypriensimmoloiér des beufz& des veaux masles&
mondes.lin’eftoit pas licite d’immoler des femelies, pource qu’elles eftoient côfacrees à Ifis,
Leur viande eftoir defin fourment. Hz n’aucient nulles vignes,mais faifoient dubreuuage
d'orge, Ii=vivoient aufsi de poiffon enpartie fec& en partie falle, aufsi d’oyfeauxfallez,de
= à se8:Na
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caîlles& decanes. Quandplufieurs d’iceux auoient elte enfemble afoupper, deuant que
de partir, anelcun prenoît vne effigie de mort qui eftoir faicte de bois,& la portoit devanttous,où guelque painéturefemblable quireprefentoir au vif telle chofe longue d'ynecoudeeoude deux, À la monftrant a vn chacun de ceux qui eftoient là conuiez, difoit, Regardeicyen beuuane& te reflouyffant,fçachant que tuferastelcyaprez. Ilz vfoient de veftementzde lin frangezfurlesiambes, Lacouftume principalle des facrificateurs eftoit, que quand onaucitamene l’hoftieen laprefence du roy deuant tour le peuple, de prier a haulte voix po-ris bonne fance,profperite& entiere felicite du roy, exerçantiuftice envers fes fubieAz:davantage de raconter peuapeules vertuzduroy, fa piere enuers dieu& fa religion, l'huma-mire eauers les hommes, le difant etre continent, iufte magnanime,verirable, liberal, punif-{ant les coulpables plus doulcement que leur faulte ne requeroit,& recompenfant lesautresplus qu’£z n’auoient merite, adiouftant plufieurs autres chofes:finalementil iectoitfamale-diction& execration furlesmefchantz. Er puis il inftifioirle roy,imputant coutesies fauf-tes à fes feruiteurs qui luy confeilloient mai. Aprez cela il exhortoit leroy aheureufevie& aggreable aux dieux, femblablement a bonnes neurs,& afaire non pas ce queles me
fchanez(vaderoient, mais ce qui appartiendroita vertu. Finalement aprez que leroy avoit
et Sfacrifie,le preftre mettoiten auanr quelques confeilz& actes des facrez:livres des excellensfonazesperfonay
venirleur barbe. Les Egyptiens au contraire laiffoientvenisie
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