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autorisé, ne le peuvent faire, ledit Givodan n’étant pas curateurni chargé de procuration à cet effet, étant, selon la procurationqu’a ledit Ambassadeur, un nommé Du Fresne : moyennantquoi le Comte de Montaigu demande à Votub Sérénité et àVos Excellences que ledit Mazo Bordolan soit obligé deremettre chez le Comte de Montaigu tous les meubles con-tenus dans ledit Inventaire, ou de payer suivant l’estimation,ceux qui ne sont pas chez ledit Comte de Montaigu ; faute dequoi il soit mis en prison jusqu’à la parfaitte exécution de cesdeux alternatives, s’obligeant ledit Ambassadeur de payercomme de raison tous les fraix et dettes démontrées par titres.Il ne doute pas que justice qu’il demande ne lui soit rendue,persuadé que Votre Sérénité et Vos Excellences ne la re-fusent à personne, sur tout à un Ambassadeur de sa Majestétrès Chrétienne qui la demande de sa part. Il assure VotreSérénité et Vos Excellences qu’il est rempli des sentimentsqui leur sont dus et de son profond respect.
Page 21, ligne 19. — « Parmi les memoriali écrits de lamain de Rousseau et conservés aux archives d’Etat, le pre-mier fut présenté seulement le 2 janvier 1744. »
En voici la teneur :
Sérénissime Prince, très Illustres et très ExcellensSeigneurs.
Le Comte de Montaigu, Ambassadeur de Sa Majesté très-Chrétienne auprès de cette Sérénissime République, a l’honneurde communiquer à Votre Sérénité et à Vos Excellencesles avis réitérés qu’il a receus qu’elle sembloit se disposerà unir ses intérêts à ceux du parti contraire à la Royale