LA FRANCE ET LA RUSSIE
compagnie^ postées en réserve reçurent l’ordre d’aller se placer : la 3 e à
la gauche de la l r0 et de faire ensuite un changement de direction (crochetoffensif) à droite ; la 4 e d’aller se placer à la droite de la 2° en faisant un
changement de direction (crochet offensif) à gauche, de manière à formerune sorte de redan (Voir fîg. 2). Ainsi disposées, les quatre compagnies pou-vaient concentrer leurs feux sur le même point 0, pendant que le bataillonplacé à gauche retenait l’ennemi en A et le bataillon placé à droite rete-nait l’ennemi en B (Fig. 2).
L’ennemi paraissait être très en force au point 0, et il devenait évident
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Fig. 3. — Reconnaissance générale offensive. — Troisième p^ase : feinte de retraite pour attirer l’ennemi.
que le 2° bataillon serait impuissant à déterminer dans les lignesitaliennes une rupture suffisante pour y pénétrer.
Le général manœuvra alors de manière à amener l’adversaire à sortirde ses propres lignes et à se démasquer.
A cet effet, les l re et 2° compagnies, presque complètement déployées,reçurent l’ordre de céder peu à peu du terrain et de faire face en arrière.La chaîne n’opposa plus qu’une résistance feinte, assez accentuée toutefoispour que l’ennemi ne put deviner nos intentions, et elle laissa les troupesde la défense s’engager à sa poursuite (Voirfig. 3) dans l’espace laissé libre,espace toujours battu d’ailleurs par les feux convergents des deux com-pagnies de flanc.
L’ennemi, qui s’avançait et ne se doutait pas du piège, fut surprisd’être attaqué à la fois de front et de flanc. Il faiblit visiblement et lesréserves durent être mises en mouvement pour venir à son aide. Mais legénéral avait mis en batterie, à droite et à gauche du bataillon, trois piècesde 80 qui croisèrent leurs feux sur les capitales et interdirent ainsi aux