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LA GUERRE DE MONTAGNES
réserves l’accès du terrain sur lequel la lutte était engagée (Voir 13g. 4).
Pendant ce temps, les 1 er et 3 e bataillons, à l’aile gauche et à l’ailedroite, maintenaient l’ennemi en haleine et l’empêchaient de tourner le2 9 bataillon, dont la manœuvre habile commençait à devenir gênantepour les Italiens. Ceux-ci, engagés malgré eux dans une offensive dange-reuse, comprenant notre stratagème, essayaient de se dégager en J a'tanten retraite et en massant des troupes considérables en arrière, se figurantqu’ils avaient à repousser une attaque réelle.
Us ne se trouvaient pourtant en présence que d’une simple démonstra-tion.
A cet instant, en effet, le général ordonna à la première colonne, qui était
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frig. 4. — Reconnaissance générale offensive. — Quatrième phase : intervention de l’artillerie contre les réserves.
restée au pont de Colombey, de marcher en carré droit devant elle, detraverser le chemin de fer, de gagner la route, d’y engager le 158 e et dejeter le bataillon alpin et la batterie dans la montagne.
Le mouvement fut exécuté rapidement.
Une heure après, les troupes italiennes, occupant le chemin de fer,étaient prises à revers et forcées d’évacuer précipitamment leur position.
L’ennemi se relira sur Bex.
Ainsi, la fausse attaque avait trompé l’ennemi, et l’attaque réelle Pavaitculbuté presque sans coup férir.
— As-tu vu, dit Georget à Daniel qui se trouvaient tous deux enréserve et par conséquent en arrière du théâtre de la lutte, as-tu vu cornuele général a attiré les Italiens dans un piège en feignant de battre en retraitesur un point?