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LA GUERRE DE MONTAGNES
le chemin ; les autres étaient répartis entre les mulets, pour en surveiller lechargement.
La batterie était maintenant engagée dans un sentier si étroit qu’il étaitdevenu impossible aux officiers et aux gradés montés de se déplacer commo-ûèment le long de la colonne. Aussi, chacun d’eux était-il retenu à sa placeréglementaire.
En tête marchaient le capitaine, suivi du brigadier-fourriertrompette, le lieutenant en premier, le sous-chef artifi-1 détachement de servants et des hommes affectés au
transport de la lunette et dutélomètre, un mulet d’outils,le chef de la première pièceet les diverses pièces de labatterie.
Dans chaque pièce, lesmulets se succédaient dansl'ordre suivant: mulet d’affût,mulet de roues, mulet depièce, mulet de munitions.
Chaque section (deux piè-ces), avec son chef en tête,était séparée par une longueurde 10 mètres environ.
A 20 mètres en arrièrevenait l’échelon de combat,sous les ordres du maréchaldes logis chef, avec un trom-pette, les mulets du matérielde rechange, les mulets àmunitions, les mulets de forge et de caisses diverses, le deuxième chevaldu capitaine et le maréchal des logis-fourrier.
La réserve était restée sur la route et suivait avec le train de la colonne
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d’infanterie.
Le chemin devenait de plus en plus difficile. Dans les montées, 1 hommes’essoufflait et avait une tendance à ralentir le pas; le mulet chargé, aucontraire, avait une tendance à presser l’allure. En revanche, dans lesdescentes, le mulet ne pouvait avancer qu’avec lenteur et précaution,tandis que l’homme à pied était porté à accélérer sa marche.
Les conducteurs excitaientleurs mulets de la voix et parfois les frappaient