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La France et la Russie contre la Triple Alliance : la guerre de montagnes : grand récit patriotique et militaire / par le Commandant Biot et Émile Massard
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LA GUERRE DE MONTAGNES

Les Italiens sétaient retirés dans les caves et les tranchées pendant lebombardement. Dès quils virent linfanterie française dessiner nettementson mouvement, ils vinrent réoccuper les positions quils avaient mo-mentanément évacuées. Certes, lorganisation matérielle de la défenseétait bouleversée, mais pas à ce point que lennemi ne pût en tirer parti.

Les bataillons placés sur les ailes ouvrirent un feu violent et serapprochèrent insensiblement. Les Italiens, en les voyant, crurent à unedouble attaque, firent face directement aux deux groupes séparés dvenaient les coups et répondirent au hasard, au jugé, car aucune trace

de fumée ne décelaitnos positions.

Le feu était mainte-nant très intense. Leslignes ennemies parais-saient extrêmement so-lides et les balles ita-liennes faisaient enten-dre leur sifflement mor-tel à travers nos rangs.

Le colonel Decellesavisa de dire au géné-ral Grimot :

On ferait peut-être bien de faire avan-cer la batterie de lagare : larrivée de lar-tillerie relèverait ou raffermirait le moral de nos troupes.

Quest-ce que vous dites? sécria le général en lançant au colonel uncoup dœil terrible. Vous voulez donc faire tuer mes artilleurs? Delendroit ils sont, ils font à lennemi tout autant de mal que sils étaientici, et-bas ils sont à labri des balles.

La batterie de la gare lançait des projectiles qui passaient à unefaible hauteur au-dessus de nos bataillons et causaient sur eux une impres-sion désagréable qui pouvait être préjudiciable à leur action.

Pour remédier à cet inconvénient, le général ordonna de réduire lescharges de lartillerie (1), de façon à relever le tir, à le rendre plongean

(1) Ladoption dune gargousse divisible rend mainlenant cette opération facile, mêmesur le champ de bataille.

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