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La France et la Russie contre la Triple Alliance : la guerre de montagnes : grand récit patriotique et militaire / par le Commandant Biot et Émile Massard
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LA GUERRE DE MONTAGNES

Nos deux batteries, ainsi que les deux bataillons de flanc, rouvrirentaussitôt un feu violent qui protégea notre retraite et arrêta un momentlélan de lennemi.

Alors les Italiens disparurent à nouveau.

Le général Grimot était arrivé et essayait de reformer nos colonnesdécimées.

Cest trop fort! clamait-il avec rage. Ne pas pouvoir faire 200mètres à découvert, après une attaque préparée par lartillerie, avec desfeux soutenus de mousquelerie sur les flancs ! Non, cest trop fort!... 11 va

falloir pourtant y al-ler... et jirai le pre-mier; nous verronsbien, mille bombes!

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Les sections fu-rent reformées commenous lavons indiqué(page 160).

Puislestambours,clairons, musiciens etdrapeau furent grou-pés en arrière, à 50mètres du soutien. Ausignal donné par uncoup de sifflet, nos

troupes sébranlèrent, les gradés devant leurs hommes, les officiers lépéehaute.

Soudain, la charge, exécutée par tous les tambours, clairons et musi-ciens, retentit excitante, violente, irrésistible. Le drapeau vint se mêlerjusquaux hommes de la première ligne, et sa présence redoubla 1 ardeurde nos valeureux soldats.

En avant!... à la baïonnette! crièrent les officiers... En avant!... àla baïonnette! répétèrent les soldats, et, pendant quelques secondes, léchorépéta la dernière syllabe: nette ... elte... ette !

Mais un éclair vint sillonner les lignes italiennes: une trombe de fersabattit sur la plaine et la dévasta entièrement. Ceux qui navaient pas étéfauchés par la première décharge se jetèrent à plat ventre pour laisserpasser la tourmente de plomb fondu qui geignait au-dessus de leur têteavec des hurlements sinistres, des sifflements horribles, une musiqueextraordinaire et infernale.