LA FRANGE ET LA RUSSIE
181
l’appareil. Je compte sur vous pour me tenir au courant des moindresincidents. Surtout, ayez l’œil perçant et l’ouïe fine !
— Comptez sur moi, mon général.
A minuit, les trois bataillons du 158 e étaient rassemblés.
Le général les contemplait, la prunelle étincelante dans la nuit. Il fitgrouper les officiers.
— Une dernière recommandation, messieurs, dit-il. Agissez sur le
ûô?nttc.
'JOO \
Ul
I
mmœm
m%m
7le$erY£
--
Q, ~
mmm
WéïÈM
3 *
Dispositif d’une attaque ae nuit par un régiment (Nouvelle méthode).Les bataillons sont disposés en colonne double, à six pas.
moral de vos soldats et, je vous en prie, empêchez-les de tirer. Faites-leur comprendre que la poudre qu’ils brûleraient la nuit serait perdue, et queleurs feux ne pourraient que compromettre le succès et les avantagesattachés à l’offensive. Persuadez-les qu’une attaque à la baïonnette n’en-gendre de désordre que parmi les troupes surprises. Montrez-leur qu’il yaurait honte à se laisser étourdir par levain fracas de la fusillade ennemie.En un mot faites à ces braves gens un point d’honneur de ne pas brûlerune seule cartouche! Et maintenant, bonne chance! Vous pouvez rompre.
Les officiers s’éloignèrent et rejoignirent leur compagnie.
La colonne se mit en marche à petits pas, sans avant-garde, comme ilavait été prescrit. Elle suivit sans trop de difficulté ni d’hésitation 1 itiné-