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LA GUERRE DE MONTAGNES
— Monsieur le lieutenant Berville, fit le général, je vous prie deraconter à vos camarades la mort de votre capitaine. Et surtout n’omettezrien et donnez-nous tous les détails sur votre traversée.
Le lieutenant Berville se leva. C’était un officier d’une taille un peu au-
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dessus de la moyenne, aux allures martiales et distinguées, qui s’exprimaitavec une rare aisance.
A la lueur des bougies fichées dans des bouteilles, le lieutenant com-mença ainsi son récit :
— Puisque vous le voulez !...
Puis, après une pause :
— Mon général, mes chers camarades... Vous savez qu’au moment dela concentration de la division à Chamonix, il a été formé, parmi lesbatailions.alpins, comme parmi tous les autres bataillons d’ailleurs, descompagnies franches. J’ai eu l’honneur de faire partie d’une de ces compa-